‹ Notice biographique et bibliographique sur Michel de MontaigneChapitre 128 sur 140 · NOTICE CLIX · texte numérisé non relu

NOTICE CLIX

prise du château Trompette, le champ d'une bataille projetée par les partisans des Guises, il régla avec Matignon l'itinéraire et la composition des cortèges où le parlement fut appelé tout entier. Le maréchal consigna ses troupes dans leurs quartiers et quand, imprudemmemt commencé par des outrages aux magistrats, se produisit le mouvement séditieux qui devait ouvrir aux ligueurs d'Agen une des portes de Bordeaux, les émeutiers furent cernés par les soldats appelés en grande hâte. Le maréchal, pistolet en main, se jeta sur les promoteurs de la sédition et, par son attitude énergique plus que par une répression sanglante, rétablit le bon ordre en peu d'instants.

Mais là ne se borna point le râle de Matignon. Il y avait des ligueurs parmi les principaux de la ville et même parmi les conseillers. D'autre part les Jésuites avaient ouvert leur collège aux réunions des conspirateurs . Il fallait que des peines fussent régulièrement infligées aux coupables. C'est ici qu'apparaît l'influence de Montaigne. Suivant l'inspiration de l'ex-maire son prédécesseur, Matignon assembla le parlement, fit décider la nomination d'une chambre de justice pour statuer sur les cas de rébellion. Les conseillers compromis furent suspendus de leurs fonctions et les jésuites reçurent l'ordre de quitter la ville. Toutes ces mesures juridiquement prises ajoutèrent à l'autorité du maréchal dont les ennemis mêmes ne purent s'empêcher d'apprécier la modération.

Après la mort d'He?iri III, le concours de Montaigne auprès de Matignon est officiellement affirmé par deux

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