CLX NOTICE
lettres de l'auteur des Essais au nouveau roi et datées dis iS janv. et j> sept. i')po. Il apparaît de cette correspondance que Montaigne, selon les circonstances, était souvent invité à quitter son château pour joindre le maréchal et se concerter avec lui. Il ressort également de ces pages où se manifestent les sentiments les plus élevés, que Montaigne appelait de tous ses vœux, en termes impatients, le jour où le roi serait reconnu et acclamé de tous ses sujets.
En dépit de l'affaiblissement constant de ses forces, Montaigne chez lui 7ie se reposait pas. Il ajoutait au texte des Essais les additions qui devaient entrer dans une réimpression prochaine. La tâche nous paraît considérable. Elle fut l'agrémeîit des dernières années du philosophe.
Le château qui avait été le théâtre de réceptions royales, n'avait pas cessé d'être la maison hospitalière par excellence. Schomberg et de Thou, envoyés en jnission par le roi, s'y présentèrent dans le courant de ijSp. Montaigne était à Bordeaux. Ce fut M""^ de Montaigne qui fit accueil aux deux personnages, et de Thou se loue de la réception qui leur fut offerte.
Après avoir fêté dans son château le mariage de M. de Belcier avec M'^'' de Sallebœuf et celui du capitaine Roux avec M'^'^ de Sersines' (jp' février et i6 juillet ijSp),
I. La première de ces cérémonies fut précédée de fiançailles accomplies par Montaigne et auxquelles assistaient MM. La Motcgondrin, père et fils, de Monréal, de Blancastel et autres seigneurs. (Éphctncridcs, n° 34.)