‹ Notice biographique et bibliographique sur Michel de MontaigneChapitre 130 sur 140 · NOTICE CLXI · texte numérisé non relu

NOTICE CLXI

tnoins d'un an après, le 2-7 mal l'j^o, Montaigne eut la joie de célébrer les noces de sa fille Léonor avec François de la Tour' d'Tvier, en Saintonge.

Mais les jeunes époux trouvant trop vieux le nid ménagé à leurs jeunes amours s'en jurent un beau jour de très grand matin ■ .

Cet enlèvement fut profitable aux deux époux. Léonor de Montaigne devint mère d'une fille qui fut baptisée à Lu Tour le jr mars i')pi par le seigneur de Saint-Michel son grand-oncle paternel et par M""' de Montaigne « qui la nomma Françoife. » Montaigne 71'eut ni un gendre ni un petit-fils pour appâter, comme il disait, ses vieux ans.

Il s'éteignit lentement le i^ septembre i ^pj gardant pour lui, au milieu de la ruine de ses forces, la vigueur de son esprit et envers les siens une bonté trop oubliée. Il voulut remettre lui-même à ses domestiques les legs dont il les avait jugés dignes, joigna?it à sa générosité le prix de dons distribués de la main d'un maître mourant. Il se rappela que Pierre de Brach et Marie de Gournay l'avaient aidé à

1. Cette union parait s'être accomplie d.ins une rigoureuse intimité, car les Èphéméridcs (n" 37) mentionnent uniquement la présence du père de l'époux, Bertrand de la Tour, en outre de celle de Montaigne et de sa femme.

2. Montaigne enregistre sans aigreur ce départ (Éphémcrides, n" 38) : « lunius 23. 1590. Vn famedi à la pointe du iour les chalurs

eftant extrêmes, Madame de La Tour ma fille partit de céans pour eftre conduite eu Ton nouueau melnage. »

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