‹ Notice biographique et bibliographique sur Michel de MontaigneChapitre 28 sur 140 · NOTICE XLIII · texte numérisé non relu

NOTICE XLIII

Si liceat, Montane tibi 1 Experiamur uterque

Quod ni habitis potiemur, at immoriamur habendis'. »

Cette lettre serait à citer tout entière % car elle est colorée, chaleureuse et convaincante, et Montaigne, dont elle révélait les secrets désaccords avec La Boétie, n'a point hésité à la publier comme le plus précis témoignage d'une étroite intimité.

L'influence de La Boétie ne se borna pas à ces aj^ec tueuses gronderies. Elle se manifesta dans le se?is le plus généreux. L'éducation première de Montaigne, l'insuffisance de l'enseignement qu'il avait reçu à sa sortie du Collège de Guyenne,

1. En comparant avec l'épitre vibrante, dont nous ne donnons que de courts extraits, l'ode de La Boétie commençant ainsi :

An le patcrnis passilus ardiios Luctaiilem lionesli vincere tramilcs Et ipse firvidiis juiaila, Ridkulus iiionitor, docebo ?

il semble que Montaigne soit resté sourd à des avis donnés, pour la première fois, sous une forme trop pure, et qu'il ait fallu pour fixer son attention, une véhémente apostrophe.

2. Même dans ses vers les plus risqués. Ils ne sont pas les moins caractéristiques.

Persa:pe pjfcusi livius doluere inariii.

Edil et hic monumenta sut Venus, edil et illic. Adde nialuiit, quo nec gravius itec cerlius ulluiii, Nota lues, Ilalis si credis, Gallicn ; sed nos El noinen que et rem Ilali<e concedimus aqui. Hujus nulla quidem Juga ; ne speraveris : utium Hoc âge, le ut redimas mininio; primunique podagra Si pôles, lioc parvum est ; seu mavis ulcère pulri Aut pedis, aut sur,e, aut oculis, nasove pacisci. Quippe hjc huud rare concurruni oiiinia.

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