NOTICE LXXIII
7ioJlre nature Ù" que le fécond foit bien loing au dejpus d'elle'. »
Suivant ce programme adopté pour tirer ses élèves de l'inextricable imbroglio de la scholastique théologale, Sebonde a tenté dans la première partie de son livre, par la démonstration de l'infériorité et de la soumission de tous les animaux vis-à-vis de l'homme, la preuve de l'existence de Dieu, créateur d'un être supérieur. La seconde partie par l'exposé du dogme chrétien, montre à quels devoirs de reconnaissance est tenu l'homme envers Dieu et comment il peut s'élever jusqu'à lui au moyen de la pratique de ses commandements.
L'abbé Reulet, entrain dans le détail des diverses propositions du livre de la Théologie, en a fait ressortir l'originalité et l'intérêt. H a rapproché de la traduction française le texte k bajli, selon Montaigne, d'vn efpagnol- barragouiné en term'inaifons latines. » Et il a expliqué ce jugement singulier par l'incorrection de la latinité et la surabondance des expressions.
L'étude de l'abbé Reulet si complète en ce qui touche à Sebonde et à la version française de son œuvre, s'arrête brusquement. Il semble que l'auteur ait hésité à joindre à
1. Prologue de la Théologie uaiurdlc. Traduction de Montaigne. Paris, Chaudière, 1569.
2. Sur la foi de Trithème, De scripiorihus ccclcsiasticis, Paris, 1494, Montaigne croyait Sebonde Espagnol. On ne sait de lui rien de plus qu'il était docteur en médecine et en théologie et qu'il professait à Toulouse de 1434 à 1436.