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“Sur la fin à Tadousac, FE présence de | visite en Ca-
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le Tadousac, e Premier prêtre ordonné—Germ. Morin—Lettre de l'Evêque au Pape, 1666—Sollirt de la part citude de l’'Evêque pour les filles sauvages—Encouragement à la Mère de
: . l'Incarnation—La Relation de 1668 sur les progrès de la religion—.M, de confit Done Queylus accueilli par Mgr. de Laval—Lettre de l’'Evêque à M. Poitevin— s unes apres Consécration de la cathédrale par l'Evêque, 1666—Eglise des Religieuses umones aux Ursulines consacrée, 1667—Thèse de philosophie soutenue chez les ”’-uites— ent dans un Etablissement de la Sœur Bourgeoys à Montréal autorisé —Lettre uu Roi
‘# au Pape au sujet de Mgr. de Laval, 1664—Lettre du Roi à l’Evêque, 1669— 4 | Lettre de l'Evêque à la Propagande. MU.
Mgr. de Laval ordonna le premier prêtre canadien le 19 Septembre 16C7 ce fut M. Germain Morin; mais les sujets étaient p'E rares, et cette difficulté préoccupait beaucoup le prélat. Ilen é écrivit au Souverain Pontife: “Pour procurer immédiatement, “ dit-il, les secours spirituels aux nombreux habitants qui sont | “jei, il faudra faire venir de France des prêtres déjà formés, et en | “appeler encore d’autres tous les ans; en attendant que des jeunes * | I
“ sens indigènes, nés de Français, qui seront jugés propres au saint # “ ministère, grandissent et soient formés.” (15 oct. 1666). "+ Ce désir de former un clergé indigène entrait aussi dans les vues de la cour, qui y apercevait une condition de stabilité pour les ins- 1 ô titutions nouvelles. Aussi le Roi exprima-t-il sa satisfaction à Mgr. i de Laval dass la lettre suivante: ‘| “ Monsr. l'Evèque de Pétrée, j'ay esté bien aise d'apprendre par st vos dernières lettre l'état de la colonie du Canada. Mais comme cn: | à: j'ay esté aussi informé en mesme temps par celles des Srs. de Tra- a | ey et Talon dos soins continuels que vous apportez pour vous bien ip Le aq ‘er des fonctions épiscopales dans ce pays là, et pour y main- (| tenir lès peuples dans leur devoir envers Dieu et envers moy par ll . la bonne éducation que vous donnez et faites donner à leurs enfans ; “à je vous écris cette lettre pour vous témoigner le gré que Je vous en scay et vous exhor‘er de continuer comme vous avez commencé une conduite si bonne et si spirituelle : et me remettant à ce que j'ay chargé le Sr. Colbert de vous mande- sur les secours que je vous Ë L envoie pour vos besoins et ceux de votre église, je ne vous feray la |. 1
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présente plus longue, que pour prier Dieu qu'il vous ayt, Monsr. l’Evesque de Pétrée,en sa ste garde.
Escrit à St. Germain en Laye, le 9e jour d'avril 1667.
(Signé) Louis
et plus bas DE LroNNE.”
Mgr. de Laval encourageait de toutes ses forces la Mère Marie de l’Incarnation qui se donnait tant de peine pour l'instruction des petites filles sauvages,
De là la douleur profonde qu’il éprouva en apprenant la mort de cette sainte religieuse dans un de ses voyages,
Voici comment ayant suris cette triste nouvelle, il en écrivit en Canada :
“ Nous tenons à bénédiction, dit-il, la connaissance qu’il a plu à Dieu de nous donner de la Mère Marie de l’Incarnation, première supérieure des Ursulines de Québec, l'ayant soumise à notre conduite pastorale, Le témoignage que nous pouvons en rendre est, qu'elle était ornée de toutes les vertus dans un degré très-éminent, surtout d’un don d'oraison si élevé, et d’une union avec Dieu si ce parfaite, qu'elle conservait sa présence an milieu de l'embarras des affaires les plus difficiles et les plus distrayantes, comme parmi les autres occupations où sa vocation l’engageait, Partaitement morte à elle-mème, Jésus seul vivait et agissait en elle. Dieu l'ayant choisie pour l'établissement de l’ordre de Ste. Ursule en Canada, il l’a douée de la plénitude de l'esprit de ce saint Institut. C'était une supérieure parfaite, une excellente maîtresse des novices et elle était très-capable de remplir tous les emplois d'une communauté religieuse. Sa vie commune à l'extérieur, était à l’intérieur toute divine, de sorte qu'elle était une règle vivante pour toites ses sœurs. Son zèle pour le salut des âmes et particulièrement pour celui des sauvages, était si ardent qu'il semblait qu’elle les portât tous dans son cœur. Nous ne doutons fs pas que ses prières n'aient obtenu en grande partie les faveurs M dont jouit maintenant l'Eglise naissante du Canada.” de
Une des faveurs accordées par la Providence au Canada fut sans doute l’arrivée de plusieurs ecclésiastiques; ce qui faisait dire au rédacteur de la relation de 1668: “ Parce que la moisson devient “plus ample que jamais dans une si vaste étendue du pays et “ parmi tant de nations différentes, où il nous est permis d'aller
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‘ maintenant, la Providence divine y a pourvu d’une manière par- «“ ticulière, et nous a fourni un puissant renfort par la venue de “ M, l'abbé de Queylus avec plusieurs ecclésiastiques tirés du « Séminaire de St. Sulpice, lesquels vont joindre à Montréal ceux “ qui y sont. On ne peut espérer de tant de braves mission- “ naires que de très heureux succès, dont ce pays sera redevable “au Roi de France, qui pousse avec bien plus d’ardeur encore “ l'agrandissement du roysume de J. C., que l'étendue de ses « Etats.”
Mgr. de Laval accueillit M. de Queylus avec considération, et, comme les Sulpiciens s etaient soumis à son autorité épiscopale, il lui donna des lettres de Vicaire Général, et l’annonça lui-même à son ami et chargé d’affaires à Paris, M. Poitevin, curé de St. Josse; ‘Le secours des ecclésiastiques que vous nous avez envoyés, dit-il, nous est venu fort à propos pour nous donner le moyen d'assister divers lieux de cette colonie, qui en ont un
notable besoin, et sans lesquels ils auraient été destitués de toute :
assistance. La venue de M. l'abbé de Queylus, avec plusieurs bo: cuvriers tirés du Séminaire de St. Sulpice, ne nous a pas rois porté de consolation. Nous les avons tous embrassés dans 3 entrailles de Jésus-Christ. Ce qui nous donne une joie vlus sensible est de voir notre clergé dans la disposition de travailler tout d'un cœur et d’un mème esprit à procurer la gloire de Dieu et le salut des âmes, tant des Français que des sauvages. Les tendresses de père que le Roi fait paraître pour sa Nouvelle France, et les dépenses notables qu’il fait pour la rendre ncmbreu-e et florissante, fournissent à tous une fort ample moisson, pour employer dignement leur zèle et consumer leur vie pour l'amsur de Jésus- Christ, qui leur a donné les premières inspirations de venir læ lui consacrer dans cette Eglise.”
Ces ecclésiastiques, reçus avec tantde joie et dont nous avons déjà parlé, étaient M. François Fillion, du diocèse d’Autun, qui fut placé dans la côte de Beaupré et bâtit l’église de l'Ange Gardien; M, D'Urfé, qui avait laissé un beau bénéfice en France, et demeura 19 ans en Canada ; M. Nicolas Goblet qui travailla 12 ans dans l& Nouvelle France ; MM. Fénélon et Trouvé n'étaient pas prêtres et furent ordonnés à Québec par Mgr. de Laval. M, Galinée vint aussi offrir ses services, mais ne passa que trois ans dans ces missions : il accompagna de la Salle dans l’ouest avec M. Dollier.
Un événement sigrala l’année 1666; ce fut la consécration de la cathédrale, à laquelle Mgr. de Laval faisait travailier depuis
son retour de France. L'édifice, qui avait des proportions remarquables pour l’époque et la faiblesse des ressources, fut consacré le 11 juillet, sous le titre de l’Immaculéo Conception, avec toutes les cérémonies du Pontifical Romain. Les insignes reliques apportées de Rome y furent placées avec grand honneur.
L'église des Ursulines fut consacrée l'année suivante; c'était Madame de la Peltrie qui en avait fait les frais.
Le prélat envoya aussi en 1661 aux Trois-Rivières de jeunes per-sonnes comme maîtresses pour prendre soin des petites filles, afin qu'elles leur enseignassent tout ce qu’il est nécessaire aux chrétiens, de savoir, ‘en attendant que le temps et l’occasion favorable se présentât, comme il l'écrivait à la Propagande, d'établir dans ce lieu des Religieuses de Ste. Ursule.”
Cette sollicitude pour l'instruction et la bonne éducation de l’enfance porta le zélé prélat à permettre volontiers que la Sœur Bourgeoys formât un établissement à Montréal. Il donna le 20 Mai, 1669, une autorisation à cette excellente fille et ses compagnes # d’instruire les enfants dans l'étendue du diocèse.”
Depuis plusieur années Mgr. de Laval avait encouragé l'entrée au Séminaire de Québec, d’un certain nombre de frères, qui rendirent des services réels dans leur modeste occupation; il les traitait avec toute l'affection d’un père et soutenait leurs pieuse disposition.
L'établissement des Frères Charrons à Montréal, attira aussi son attention et il s'y montra favorable.
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