‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 101 sur 236 · Préfac9 iê 1689, p. xrr · texte numérisé non relu

Préfac9 iê 1689, p. xrr

s. Ibidem,

SUR MOLIÈRE. soS

les exeelUms originaux et leurs ambitieuses copies. Et pois iL faut prendre garde de nous tromper sur le plaisir que Cùsûent ces légers caneyas, à la mode italienne, qui laissaient beaacoap à Timprovisation des acteurs, et que Molière, plus que tous les autres, surtout en les reprenant alors, semait sans nul doute de traits étincelants. Ils avaient assez plu dans le Languedoc pour permettre d'espérer qu'ils ne seraient pas dédaignés par la cour elle-même^ devant qui l'aoteor da Docteur amoureux ne le produisit, sojons-en certains, qu'en le purgeant, s'il se trouvait qu'il en fût besoin, de font sel grossier. Au reste, la petite pièce, qu'elle ait été parée ou non d'agréments nouveaux pour la circonstance, n'est pas venue jusqu'à nous; elle n'est pas au nombre de ces juvenilia de MoÛère qui nous ont été conservés, peutêtre plutôt mal que bien, et sans que nous sachions ce que, sur la scène, U faisait entrer de spirituelles saillies dans ces Cadres commodément ouverts et toujours faciles à élargir. Il faut faire attention à la manière assez favorable dont l'auteur des Nouvelles nouvelles^ impartial en apparence seulement, parle de ces petites farces qu'il avait pu connaître mieux que nous : « Il fit (en province) des pièces qui réussirent un peu plus que des farces, et qui furent un peu pins estimées dans toutes les villes que celles que les autres comédiens jouoient*. » Ce Docteur amoureux, choisi entre toutes pour être représenté devant Louis XIV, peut bien SToir été celle que Molière estimait la meilleure. S'il est vrai, comme le dit le Bolœanay que Boileau en regrettât la perte, était-ce seulement parce qu'il pensait « qu'il y a toujours quelque chose de saillant et d'instructif » dans les moindres ouvrages de Molière*? N'était-ce pas plutôt qu'il avait pu le juger ainsi au Petit-Bourbon, dans le temps des représentations qui y furent données avant que La Grange eût commencé son Registre*? Malgré tout, il ne pouvait y

I. Nouçeiles nowelUs], par M. de... (de f^tsé\^ i663 (in-ia) tome m, p. aso.

s. BoU^ma (i74s)9 P' 3i.

3. yojez notre tome I, p. 4 ^ 9* (Ifotiu iur lesprtmUr§s farcêi^ par E. Deapoii.)

9o6 NOTICE BIOGRAPHIQUE

aToir là rien à comparer, même de loin, avec tes deni vraies comédies ; mais eût«il été libre de les choisir, pour paraître, ûtUA Bon début, avec tous ses avantages, un joueur prudent ne se hâte pas de montrer tout ce qu'il a dànsléi<miiiti«powrgagnw la partie; '^ > .»

Lé roi ëfiL'iit assei'potir être 4cotttetrt, piris^iiUl fit donner à'Ia trou|>é de' Monsieur ia salie du Petit^Bofirbon, où eUe devait jôuèr dvé^tiativexnent avec leis comédiens itsliensS dont la troupe aVàit' pour chef le 'fameux 'Staramoache. Cette sallé'très va&tef* Communiquait avetrie Lèuvreparde longues gàlérieS.'Ùn y était presque ches'le roi. Les représentatibnà 'eà )^blie|de»' nouveaux comédiens* y commencèrent lé à Uovembrie* 1658.

* iM <«atÉiarades 'd^ Molière 'étaient, à- te moment-là, Béjfli<t.rirtkié (losepii)t'B^an'cadet (LoaÎ8);du Parc, do Fresat, de 6rie,>0i'>lesdemoÎBelkst Béjart^lfadéleiiie^, du Pstrc, de Brito, Hervé ^Genevîèire Béjart}^ite..a vu^^UasJa lettre de Chapelle^ )éepitb à'Moliène at 'Commenosmient du printemps d«* Tannée s«Availte,<qtti de^tMines domui le. gouvernement de *tfett« troupe >à son chef,' ati . milieu des rivalités des comédiennêif. Si ronrenrave^^einki ans; plu» tarf, Biolière pes-

1 n. .ElWJe^F pf^aj^quiA^ ce^^.livres, et 4 était convenu que, p«)pr ^es. ^prëi(Ç|^^^pi|8» ellfj, prendrait les joiçrt sstraordinmra, les luil^if^ o^^f^T^<l|') J^^l* etsameclis. i^Megisfre^'Aè La Gnnge,

S. 3.|— A,u mois de juillet 4e l'année suivante (iBSg) les cornélens iuliéns ayiant repassé' 1è^ tnoncs, nôtre triune prit les joon ôrdin'âireif, le ditàanche, le mardi et le vendredi. [Mdem, p. 8.) Ceà ]6àri ëtaféUVles *meillenr8,'ice«iimë Pezpliqae Chappuxeaii (le 7^ire*frtuiç0ist livre H, chapitre xr)^* *. •< y; 'Sur son ëtendtttt,.ste'fl(a lituaiton, le long /de U Seine, entre Icnenx I^un«,et'&aJntrG/op|udn-rA>i;3(err9Ji||, t^r les divertissemfAU <ïuijr fWfeiA 4f^|inéf,,^vy^t,.,qii^*eVe fAt mise à Ui disposi-

gène Despois, p. d3-s6, et p. 407-410, à la JP^oie première de V Appendice,

3. Le àejgistre^ iïi^lA' Grande dit hl^zaeteiuettV le>'3 novembre, qui cette année était un dimanche, un des jours vétervés aux luliens. Le Registre d'ailleurs ajoute : « jour das Taépaaaëa i, cotriteiint'par1à'»onerre«ri-i>.' . t *. . .;. ..» : ,.<

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