Ci*dessus, p. 146-148. r
SUR MOLIÂRE. ^07
tant encore, dans V Impromptu de Fersailles*, contre ses acteurs, il le fait alors en souriant : tout avait change ; son antorité étiitphi^ fbrtenfent établie. S'il n'est pas probable qae la guerre eût cessé entre les femmes, elle était sans doute moins ouvert eV^Sn tout cas^ devant le public, il n'aurait eu jariie de se pl^ndre de ses camarades autrement que par manière de, badipf ge.
Dès qu'il fut éubli au Petit-»Bourbon, il dut songer à la grande épreuve, qu'il n'«vatt pu irisquer devant le roi. Il tiUiit, sans trop différer,* eoanattre le jugement du public de Piris suT'lés 6uvfiiges dbnt le èi^iécès intéressait sérieusement sa ré|»titàttôVi*p^s€%Benb,^fout son avenir d'auteur. Ce fut' âahs ces commencements qu'il « donna pour nouveautës 1 Etour^j^x le ffiffit ^miq^rti^^ (^ui n avoient jamais été joués a ^ar^*. 9,Lçs dati^ai ^anquenf nécessairement dans le Scgùtre d^Xa Gri^g^, ,quit n'étant p^s encore entré dans ia troupe, s'test cm dispensé de marquer, sur oui-dire, les jours préci» où- furent jouées pour la preniière fois, avant le 18 avril' i^Sgrtérdeuir comédies sidigneS de faire époque. Il s'est contenté de les nommer avant toutes autres, en homme qùî h'en fgnbtâltf pâ^Ta valétir, ft tfiç 'èôlistater que « ces deux {îie^es noi/velJés, où' belles],' potr P'âi^îs'», y furent représentées avec vs\ grànc(^û<cc^s« fl^ ^^ cqiitribuapas peu i ce/ai de la troupe'. Grimarest ne laisse pas les daftes aussi indéterminées. Il Étourdi parut, selon lui|. dès. le premier mois (novembre 1SS8), le Mpit amoureux au mois de décembre suivant*.. Z'if/oifir're Arpo0ond>tf nous' 'a|^rend qu'avant la représentation de rj^roirnf/ d'autres atvaient été données, celles de cin(}'dès fragSdieé dé G6i^enrë,'d^iili lesquelles on ne fut pas content d'é's ac!JètirJ. Il'falt'dlfe ï'Élomire>:
... Tel étohidéjà<le hndt'de'aMa r*aoqi Qu'on nous donna d'abord la salle de Bourbon. Là par H^rac/im .non* onvTon»un, théâtre. . -
ii Seène i, tome m,* p. 389. — 9. Préface de i68a, p. xv.
3. Registre de La Grange, p. 4* — ^, La Fie de M, de Molière, p. 34-
5. Seèné'n^du Divorce eohùquc, p. j8;-8o. ^ Dn'k Ait que Cha-
liukay s'était trompé en nommant Béràclius aïk Ueû de Nicomèdc;
mais il parle du Petit-Bourbon et non du Louvre.
to8 NOTICE BIOGRAPHIQUE
Oà je croii tout chatmer et tout rendre idolâtre.
Mais hëkt! qui l'eût cm? Par un contraire effet.
Loin que tout fdt charmé, tout fut mal aatisfait ;
Et par ce coup d'essai, que je crojois de maître.
Je me ris en eut de n'oser plus paroître.
Je prends cœur toutefois, et, d'un air glorieux.
J'affiche, je harangue, et fais tout de mon mieux.
Mais inutilement je tentai la fortune.
Après Hérmdius^ on siffla Hoiogume.
Cmna le fut de même, et le Ci^, tout channant,
Reçut aTcc Pompée un pareil traitement.
Dans ce sensible affront, ne sachant où m'en prendre,
Je me tîs mille fois sur le point de me pendre.
Mais d'un coup d'étourdi que causa mon transport,
Où je dcTois périr, je rencontrai le port :
Je Teux dire qu'au lieu des pièces de Corneille,
Je jouai P Étourdi^ qui fut une merreille ;
Car à peine on m'eut ru, la haUeharde au poing,
A peine on eut oui mon plaisant baragouin',
Vu mon habit, ma toque, et ma barbe, et ma fraise,
Que tous les spectateurs furent transportés d'aise.
Du parterre au théâtre, et du théâtre aux loges, La Toix de cent échos fait cent fois mes éloges; Et cette même roix demande incessamment Pendant trois mois entiers ce dÎTcrtissement.
Mon D^it amoureux suirit ce frère aîné
Et ce charmant cadet frit aussi fortuné ;
Car quand du Gros-René l'on aperçut la taille.
Quand on Tit sa dondon rompre aTec loi la paille.
Quand on m'eut tu sonner mes grelots de muleta*,
Mon bègue' dédaigneux déchirer êet poulets.
Et remener chea soi la belle désolée.
Ce ne fut que ah! ah! dans toute l'assemblée;