‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 107 sur 236 · I. La VU de M de Molière^ p. 36 et S · texte numérisé non relu

I. La VU de M de Molière^ p. 36 et S

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maît < la secte façonnière », et qui ne regardait pas comme une simple farce la pièce que dans ces vers de sa Satire x il a saluée comme un coup de l'art :

Ces esprits renommés

Que d'un coup de son art Molière a diffamés*.

Le plaisir que l'on avait pris à la première représentation d'une comédie étincelante d'esprit et de gaieté, le bruit qu'avait fait sur-le-champ la satire des plus fameux beauxesprits, enfin l'intérêt qu'elle inspirait depuis que l'on avait essajé de la supprimer, assuraient à la reprise du 2 décembre, impatiemment attendue, un rare empressement de cnriosité. On s'y attendait si bien, que cette seconde représentation fut donnée à t extraordinaire^ comme on disait, c'est-à-dire qae le prix des places fut doublé, ce qui n'était pas encore l'usage au Petit-Bourbon, même pour les pièces noa^reWei. Depms ce moment celle-ci alla aux nues, on en ra/Tola.

Si l'on en croyait le Segraisiana, Molière lui-même aurait eu de sa comédie une très haute opinion, ce qui n'eût été, après tout, que se rendre justice. L'approbation de la cour aurait même enflé à tel point son courage qu'il aurait dit : « Je n'ai plus que faire d'étudier Plante et Térence, ni d'éplucher les fragments de Ménandre; je n'ai qu'à étudier le monde*. » Comment a-t-on pu lui attribuer de telles hâbleries? Non, même après ses plus grands chefs-d'œuvre, jamais il n'a prononcé cet ambitieux

Cedite, Romani scriptores, cedite, Graii'.

Pour de si ridicules emportements d'un orgueil qui ne voit plus rien à apprendre des plus grands maîtres, il avait trop de jugement et de bon goût. Sa préface, dont nous avons déjà parlé, est fort modeste, quoique dans cette juste mesure que n'ont pas les modesties affectées et suspectes : il ne veut

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