‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 128 sur 236 · I . Acte m, scène n · texte numérisé non relu

I . Acte m, scène n

a. Voyez notre Notice hiùgrephiqué sur la Fomiaine, p. lxx.

Boilean» qni va Tétre avec Racine ven la fin de i663. (Test alors que celtti-ci tarda peu sans doute à devenir le <piatrième des illustres amis^ qu'on a peine k ne pas recomuttre dans le début du roman de Fsyehé^,

Par d'autres raisons encore l'époque de t École des femmes n'est pas une des moins intéressantes dans la vie de Molière. Il fut alors engagé, sur son théâtre même, dans une lutte très vive contre ses détracteurs. Les critiqaes méchantes qui assaillirent le chef-d'œuvre avaient couru le monde avec assez de retentissement pour être toutes bien connues de lui avant les pièces satiriques jouées par W troupe rivale, qui prirent soin d'en multiplier les échos. n n'attendit donc pas que les clabauderies eussent pris la forme de comédies, pour y répondre dans sa Critique de racole des femmes.

Elle fut représentée pour la première fois le i^'jnin i663. De ces jolies scènes, qui sont un modèle de polémique, Molière a su, malgré la difficulté, faire une comédie par la vérité des portraits. La précieuse Glimène, le Marquis si amusant avec son refrain de tarte à la crème^ le poète Lysldas, ce jaloux sournois, sont des figures vivantes. C'est merveille qu'aujourd'hui encore, avec ces personnages dont les physionomies sont d'un tout autre temps, une pièce de circonstance reste si agréable. Pour trouver un autre exemple d'une raillerie qui, en perdant l'à-propos, n'a rien perdu de son agrément, il faudrait, si le sujet plus grave, pins grand, n'interdisait pas toute comparaison, le chercher dans les petites lettres de Pascal, si souvent aussi parfaite comédie. Des deux côtés, c'est le même art, qui n'appartient qu'aux grands peintres, de faire voir sous le costume qui varie l'homme tel qu'il sera toujours.

La Critique de t Éccle des femmes^ qui ne faisait que répondre à de nombreux murmures, transporta la guerre sur la scène. Une longue bataille s'ensuivit. Les ennemis de Molière, dans l'espoir de lui rendre coups pour coups, essayèrent de lui dérober ses armes, sans être de force à s'en servir comme lui. Si leurs pitoyables ripostes ne sont pas

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