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s. Ou Cûtwerstuiom comifue sur Us autres de M, de MoiUre, Le FriTilège est du 3o octobre, l'Acherë d'imprimer du 3o no-
SUR MOLIÉREi 287
titre trompeur, qui fut écrite peu de jours après la représentation de la pièce de Bonrsanlt', on des interlocateors dtt dialogue parle ainsi du Bemereùnent au Boi : < Avee-vous TU le Remerctment qu'il a fait sur sa pension de bel-esprit? Rien n'a été trouvé si galand ni si joli. C'est un portrait de la cour trait pour trait*. » Nous ne donnons pas cet éloge pour sincère dans la bouche d'un faux défenseur de Molière, qui ya déclarer tout à l'heure qu'en feignant de le louer il n'a voulu que s'amuser'. Là cependant il n'a rien dit que de vrai, peut-être parce qu'il eût été dangereux de contredire ou même de dissimuler le jugement du roi et de la cour. Assurément il n'a pas inventé qu'au Louvre on tenait ces vers de Molière pour « la plus belle pièce qui se fût vue ». Us avaient assez frappé Perrault pour que dans sa notice, où il ne dit que peu de mots sur les plus célèbres ouvrages du poète et même ne les nomme pas tous, il n'ait pas oublié ce < compliment au Roi, si spirituel, dit-iP, si délicat et si bien tourné ». C'est une louange que, partout ou il y avait quelque finesse de goût, on ne put refuser à un chef-d'œuvre d'esprit, dans lequel se mêlait de si agréable façon au respect le badinage familier de la Muse comique souriante. Cette Muse qui, pour se présenter au Louvre, se travestit en marquis, n'est-ce pas la plus ingénieuse idée pour tourner le remerctment en une petite comédie, tableau parfait et digne du peintre?
Parmi les courtisans, ce n'étaient pas les gens d'esprit qui pouvaient s'y trouver offensés par de légères plaisanteries. Nous savons déjà qu'à l'exemple du roi ils faisaient fête à Molière, en dépit des manœuvres de ses ennends, pour les irriter contre lui. Dans Zélinde^ on s'étonne de leur humeur endurante ; on les avertit qu'ils obligent ainsi le fameux âomire « à les dépeindre une autre fois avec des traits plus
Tembre i663. — L'auteur est Charles Robinet, le même sans doute qui a écrit les Lettres en vers à Madame,