‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 143 sur 236 · I. Pkèdr^^ Ters · texte numérisé non relu

I. Pkèdr^^ Ters

sar on jugement sévère, c'est que presque tout le grand siècle s'est rendu coupable d'indulgence pour les amours privilégiées du monarque olympien.

Que Molière ait eu des raisons de se demander si les fêtes, dans l'esprit desquelles il n'était que trop bien entré, n'avaient pas été plus galantes qu'il n'eût souhaité, et que le succès trop vif de sa femme l'ait inquiété, rien de plus vraisemblable; mais on ne s'est pas contenté de nous apprendre que MUe Molière, dans ces journées de tlle «nekantéè^ avait enflammé maint cœur, sans en marquer assee de déplaisir; nous avons déjà dit un mot d'une tradition qm, sortie du pamphlet de la Fameuse Comédienne^ l'accuse bien plus gravement, et ne lui donne pas, à ce moment-là, moins de trois amants. Bazin a fait remarquer * que le libelliste a fabriqué son conte avec tant de légèreté qu'il a placé les célèbres divertissements, non à Versailles, mais à Cbambord, et n'a pas pris garde que des trois amants nommés par lui, Lauzun, Guiche et l'abbé de Richelieu, les deux derniers étaient hors de France quand furent données les fêtes royales de mai 1664.

Ceux qui ont contesté l'exactitude de ces alibi ont été réfutés par la citation de dates certaines*. L'abbé, comte de Richelieu, était parti au mois de mars 1664 pour guerroyer contre les Turcs, dans le corps auxiliaire envoyé à l'empereur par Louis XIV. Il se distingua à la bataille de Saint-Gothard, livrée le i*' août; et, la guerre terminée, il alla offrir ses services à Venise, où il mourut le 9 janvier 166S. Guiche était en Pologne depuis la fin de i663, et ne saurait en être revenu le 8 mai 1664, jour où la Princesse dtÈlide fut jouée à Versailles, puisque son arrivée à Varsovie est constatée à la date du a mai. Mais, a-t-on dit, on le trouve du moins à Fontainebleau, quand on y représenta quatre fois la même comédie, devant le légat, entre

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