‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 144 sur 236 · I. HoUt historiques sur la 9ie de Molière^ p · texte numérisé non relu

I. HoUt historiques sur la 9ie de Molière^ p

a. Dans un article inséré le s 4 mai 1879, au journal le Gmtiois, aouA ce titre : Maiame Molière, U est de M. Auguste Vitu. Nous ne pourions faire mieux que de nous laisser guider par ses recherches.

3o8 NOTICE BIOGRAPHIQUE

le ai juillet et le i3 août 1664^ C'est en effet de ce séjoar de la cour à Fontainebleau que parle sans doute Mme de la Fayette*, lorsqu'elle nous montre la jeune belle-sœur du roi et le comte de Guiche dansant dans une même entrée du ballet « le plus agréable qui ait jamais été >. Qu'est-ce à dire cependant ? Nous voyons, dans ce récit, Guiche-si passionnément empressé auprès de Bladame que ce pour» rait bien être un autre genre d'alibi à faire valoh* pour l'écarter, lui aussi, de notre chemin. Au reste le pamphlet lui attribue beaucoup d'indifférence pour la comédienne; et, à l'en croire, c'était elle qui était folle de lui, et lui écrivait un tendre billet, dans le temps même où, découragée par ses froideurs, elle s'était jetée dans les bras de Lauam. Après les autres mensonges, celui-ci ne nous trouvera pas crédule. Dans ce tissu de méchancetés, si maladroitement brodé, le très mince fond de vérité que l'on pourrait trouver est réveil donné par les représentations de ia Princesse ttÉUde aux instincts de coquetterie de MUe Molière, et l'on risque peu de se tromper en datant de ce moment-là les inquiétudes jalouses de son mari. Au dire de Grimareat*, les galants commencèrent de très bonne heure à la poursuivre de leurs cajoleries^ S'il restait quelques doutes, ce serait seulement sur le jour où les chagrins de Molière commencèrent : il est trop certain que son ménage ne fut pas heureux, et que dans ses peines, bien connues Att contemporains, tout ne peut pas avoir été imaginé.

Si la tradition n'avait pas rendu fameuses les représentations à la cour de la Princesse dÉlide en y plaçant les premiers symptômes d'un grand trouble dans le ménage de Bfolière, cette comédie, improvisée par ordre et dont une partie est restée à l'état d'ébauche, serait, parmi ses ouvrages, un de ceux dont il aurait fallu parler le plus brièvement, se contentant de dire que vingt-cinq représentations en furent données à la ville, et qu'elle y fut jouée pour la

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