‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 148 sur 236 · I. Vers a9-3a. Voyec aussi les vers 87-9s · texte numérisé non relu

I. Vers a9-3a. Voyec aussi les vers 87-9s

SUR MOLIÈRE. 3i5

Gazette^on avait profité de réloîgnement du roi, qui, après la fête de Versailles, était parti ponr Fontainebleau, où il fit un assez long séjour. Ce fat là que Molière alla lui présenter ses doléances. Pour plaider la cause de sa pièce, il avait fait plusieurs voyages à Fontainebleau avant le %i mai, comme Loret nous l'apprend dans sa lettre de cette date :

Un quidam m'écrit

Que le comédien Molière

Avoit fait qnelqne plainte au Roi.

Sant m'expliquer trop bien pourquoi^ Sinoa que sar son Hjrpaeritw^ .

Pièce, dit-on, de grand mérite.

Et trèf fort au gré de la cour.

Maint censeur daube nuit et jour.

Afin de repousser l'outrage, D a fait coup sur coup Tojage, Et le bon droit représenté De son trarail persécuté.

11 ne faut pas confondre ces doléances avec le premier placet qu'il adressa au roi peu après, et dont nous parle* rons tout à l'heure. Loret dit n'avoir pas appris quel fut le succès des plaintes portées è Fontainebleau. Nous savons qu'elles n'obtinrent pas la permission sollicitée; mais comme on va voir le roi tempérer beaucoup la rigueur de Tinter** diction, il n'est pas douteux qu'il n'ait accueilli Molière avec bonté, et sans lui refuser de bienveillantes paroles propres à lui rendre espoir.

Deux mois après, la troupe de Molière fut appelée au pa* lais de Fontainebleau. Elle y était depuis le ii juillet^, lorsqu'y arriva, le a8', le cardinal Chigi, légat a Uuere^ envoyé par le pape Alexandre VU, son oncle, pour apporter au roi de France les satisfactions qu'il avait exigées au sujet de l'insulte faite à l'ambassadeur, duc de Créqui. Le

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