Megittre de La Grange, p
a. Le Hegisire, p. 78 et 98, mentionne ces deux représentations, mais là sans parler des cinq actes. A chacune des trois représentations, la troupe reçut la mdme somme, cent pistoles d'or (iioo livres).
3. On en trouvera le texte entier dans le MoUériste d'octobre 1881, p. 199.
deems et aoêsi le Tartuffe^ et faisait dire à Molière de tenir prêtes ces deux comédies ^ « Si le quatrième acte de Tartuffe étoit fait, demandez-loi s'il ne le pourroit pas jouer. Et ce qu'il faui lui recommander particulièrement, c'est de n'en parler à personne, et l'on ne yeut point que l'on le sache devant que cela soit fait. >
Comment donc, en novembre 1664, la pièce, suivant des témoignages qu'on ne peut pas soupçonner d'erreur, avaitelJe été jouée en oinq actes au Raincy, lorsque, là même, un an après, on en était encore à demander si le quatrième acte était achevé et prêt à être joué? Une solution très vraisemblable a été proposée* de l'étrange difficulté. D'importants changements avaient sans doute été désirés dans l'acte IV, le seul dont le duc d'Enghien s'informe dans sa lettre. C'est dans cet acte que se trouve la fameuse scène^ de la tentative amoureuse de l'hypocrite. Peut-être, dans \at représentation donnée au Raincy l'année précèdent^, avait-on remarqué la nécessité de quelques remaniements pour faire accepter des hardiesses que, dans notre ignorance des retouches successives faites à la pièce, il est permis de supposer plus fortes d'abord qu'elles ne l'ont été depuis. Sur la scène un peu inquiétante pour les spectateurs, ou sur d'autres du même acte, Condé aurait donné des conseils; et il voulait savoir si le travail de refonte était acheté. C'est aussi, d'après ses avis, dit-on, que fut ajoutée, dans le premier acte, la belle tirade sur la comparaison de la fansse etde la traie dévotion, que Molière avait d'abord mise dans la bouche de Dorine, et qui est aujourd'hui dans celle de Cléante. Le prince tenait i, prémunir de plus en plus contre les attaques une comédie dont il s'était fait un des
f . Celle qu'on appelait les Médêeitu, aujourd'hui connue tous le titre de F Amour médecin^ fut jouée pour la première fois à Ver* •ailles le x4 septembre i665. Voyez ci-aprèt, p. 339.
s. Par M. Régnier, alors retiré du théâtre, après aroir été un des plus distingués sociétaires de la Comédie Française. C'est dans le journal U Tempt du 8 octobre 1881, qu'il a discuté le curieux problème. Im Moliérisu du mois de no'vembre suivant a reproduit son article aux pages aa7-i34*