‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 163 sur 236 · X . Corinne^ liTre VU, chapitre n · texte numérisé non relu

X . Corinne^ liTre VU, chapitre n

a. Le Mis€uUhrope^ acte I, scène 1, vers t3o-t3i.

n'tYoit point eDCore, dans sa grande jeunesse, ces manières qui sans aucuns traits de beauté*, l'ont depuis rendue n aimable au goût de bien des gens*. » La séduction de soa talent de comédienne n'est pas niée par le libelle : « La Molière représentait Psyché k charmer'. » Parler autnteent eût été maladroitement s'exposer à être démenti par tous les contemporains. Consultons les gazettes rimées. Loret parle ainsi d'elle, « avec serment », dit-il, dans le rôle de la Princesse d'Elide, où non seulement il admire le jeu de l'actrice, mais, on le remarquera, ne trouve pas ses traits sans agrément :

L'actrice, )itt joli TÎiage,

Qui joue iceloi personnage,

Le représente au gré de tout.

D'un air si charmant et si dons

Que la feue aimable Baronne*,

Actrice si belle et si bonne,

Et qui plaisoit tant k nos jeux.

Jadis ne l'auroit pas^fait mieux*.

Robinet, Vannée suivante (i665), vante Mlle Molière avec un enthousiasme plus lyrique encore, après l'avoir vue très parée, plus brillante toutefois d'attraits que de parure, dans V Alexandre de Racine» où elle faisait le personnage de Qéofile:

O justes Dieux, qu'elle a d'appas !

Et qui pourrait ne l'aimer pas?

Sans rien fbncher de sa coiffure

Et de sa belle chevelure.

Sans rien toucher de ses habits

Semés de perles, de rubb.

Rien n'est si beau ni si mignon.

I. L'édidon sans lieu ni date Ta jusqu'à parler de laideur : fl il est sûr que la' Guéiin (c'«f f U nom dArmmM Bijtrt Ttmmiiée\ quoique fort laide, a été une personne fort touchante, quand elle a voulu plaire. »

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