‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 164 sur 236 · la âiute historique, lettre du 8 novembre · texte numérisé non relu

la âiute historique, lettre du 8 novembre

Et je puis dire toul dt bon Qu'ensemble Amour et la Natore ^ D'elle ont fait une mignature Des Appas, des Grâces, des Ris *

Qu'on attribuoit à Cjpris*.

Nous eassions en surtout grand plaisir à apprendre d'an témdin comment elle jouait Cëlimène. Robinet l'encense très galamment dans ce rôle. Il trompe toutefois notre attente par son admiration banale, également partagée entre la Cilimène, l'Arsinoë et TÉliante, et nous laisse ignorer quelle spîritaelle coquetterie Mlle Molière mettait dans son jeu :

.... On 7 peut Toir les trois Grâoes, Menans les Amours sur leurs traces, SoQs le visage et les attraitt De trois objets jeunes et frais, * Molière, du Parc et de Brie*.

Quoique la tlate de la naissance de Mlle de Rrie ne soit pas connue, il est certain qu'en 1666, son printemps était quelque peu loin. En la nommant comme un des « trois objets jeunes et frais », Robinet nous renseigne imparfaitement sur la fraîcheur des deux autres, et nous invite à ne pas prendre à la lettre toutes les louanges qu'il donne aux actrices, n ne faudrait pas toutefois se hâter de croire le talent de Mlle Molière exagéré dans lés citations que nous avons faites* Leurs éloges sont confirmés par d'autres témoi* gnages.

A l'occasion de la leçon de chant, dans la scène v de l'acte n du Malade imaginaire^ que Mlle Molière et La Grange avaient jouée récemment sur le théâtre Guénégaud, les En» treiiens galons^ opuscule anonyme ^imprimé eii 1681, font concevoir une haute idée de l'effet produit par l'un comme par l'autre et de leur admirable entente du théâtre' : « Ils savent toucher le cœur, ils peignent les passions.... Us jouent presque aussi bien quand ils écoutent que quand ils parlent.. ••

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