ibidem^ p. 9«-3o
4« Les Points obscurs de la vie de Molière^ p. 3a i.
S^ Le Fameuse Comédienne^ p. 3a-37.
Mouias, X «3
après, Madeleine Bëjart meurt, nous sommes bien étonaèt d'apprendre que c'est de chagrin, tant eUe avait été sensible aux désordres du ménage^. Si, laissant de côté, comme il le mérite, l'opuscule diffamatoire, on s'adresse à Grimarest, sa Vie de Molière n'inspire pas la même défiance. Mais, sur le détail des discordes domestiques et des réconciliations, son témoignage est court. Il est évident que pour cette |>artie de sa biographie il n'avait pu recueillir que des renseignements incomplets. Il nous fait bien comprendre pourquoi : « Ayant été, dit-il, malheureux de ce côté-là, [Hioiiére] avc^t la prudence de n'en parler jamais qu'à ses amis; encore falloit-il qu'il y fût Indispensablement obligé*. » Dans le petit nombre de passages où Grimarest touche quelques mots des querelles et des trêves^, il semble rarement connaître les dates des unes et des autres. On peut croire, sans que pourtant ce soit d'une parfaite clarté, qu'il rapporte an temps de la Princelre dÉlide les premiers ombrages de Molière et ses premiers reproches à la coquette comédienne'. Plus positive est la date du trouble qu'il raconte avoir été mis .dans le ménage par la faute d'àrmande, lorsque, jalouse des soins presque paternels adonnés par Molière au jeune Baron, elle maltraita cet enfant que son généreux mari avait ra^ueUli dans sa maison, et comme adopté*. Cette brouille est du temps où l'on préparait la représentation de MUiceru^ à la fin de 1666. Gomme c'est au même endroit que Grimarest montre Molière très malheureux entre l'une et Tautre Béjart, Madeleine qui ne l'aimait plus, Armande qui semblait prête à le haïr, n'est-ce pas également à l'époque de
# I. La, Fameuse Comédienne, p. 38. * 3. La Fié de M. de Molière ^ p. a Sa.