‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 169 sur 236 · Ibidem, p · texte numérisé non relu

Ibidem, p

4. Ibidem, p. 1 10- 11 3. » Les pages les ^us honteuses de la Fameuse Comédienne, le^ plus indignes d'être réfutées, sont celles où le libelle salit par une infâme calomnie la charitable amitié de Molière. Il est remarquable qu'elles ne se trourent pas dans l'édition sans lieu ni date. — Grimatest a raconté avec de longs détails, qui seraient de trop ici, dans quelles circonstances Molière se chargea du petit comédien destiné à tant de célébrité, comment il prit plaisir à le former et de quelles bontés iX le combk.

Méiie^rie qu'il place ce double accablement des tracas de son intérieur, ou bien, nous reportant à quelques lignes plus haut, supposerons-nous qu'il a eu en vue l'année 1668, dont il vient de parler à l'occasion de fjépare?

Si l'on voit que les informations lui ont manqué pour suivre Molière dans ses épreuves domestiques avec l'exactitude d'un annaliste, son témoignage n'en est pas moins le seul sur lequel on puisse s'appuyer lorsqu'on veut donner quelque idée de cette triste histoipe. Ce qu'il en a dit de plus intéressant se trouve dans cet entretien que nous avons cité* de Molière avec son ami Rohault. La scène est sans doute imaginaire ; mais nous croyons que Grimarest n^y a pas tout inventé : il y a mis ce qu'il avait entendu ra« conter des chagrfos jaloux de Molière,* de sa facilité de pardon, qui allait jusqu'à s'accuser lui-même, à prendre parti pour sa femme, à lui chercher du moins des excases. Il n'a contesté nuUe part la mésintelligence des deux époux ; mais s'est indigné contre les mensonges de la Fameuse Co» metgeime^ qu'il reproche à Bayle d'avoir cites dans son Dictionmure, H ne veut pas laisser croire à un état de guerre aussi violent* qu'on s'était plu à le représenter. < Molière, dit-il, après avoir essuyé beaucoup de froideurs et de dissensions domestiques, fit son possible pour se renfermer dans son travail et dans- ses amis, sans se mettre en peine de la conduite de sa femme*. » Et ailleurs : « Il vivôit en vrai philosophe ; et, toujours occupé de plaire à son Prince par ses ouvrages, et de s'assurer une réputation d'honnête homme, il se mettoit peu en peine "des hmneurs de s^i femme, qu'il laissoit vivre à sa fantaisie quoiqu'il conservât toujours pour elle une véHtable tendresse'. » Sans croire à tant de philosophie, qui aurait paru une indifférence sans dignité, on entrevoit là quelque vérité. S'il n'est pas douteux que la femme de Molière ne l'ait cruellement fait souffrir, et qu'il ne se soit souvent emporté en vifs et justes reproches, il était trop distrait de ses peines par le travail

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