‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 179 sur 236 · I. Mémoires sur la vie de Jean Âoetne, p · texte numérisé non relu

I. Mémoires sur la vie de Jean Âoetne, p

a. Bolmùna^ p. io5.

donnant i cette semonce la forme d'un compliment sur l'estime due à son esprit, il lui faisait sentir que c'était une faiblesse de n'avoir ri qu'in petto. On peut être assuré que Boileau fut de ceux qui s'efforcèrent de rétablir le bon accord entre les deux poètes. Saint-Marc dit, dans ses Mémoires pour la pie de Chapelle^ que leurs amis communs les réconcilièrent dans la suite, que cependant « ils n'eurent plus de liaison particulière > ; et ceci paraît le plus certain.

Grimarest a quelques pages très étranges^, où, ne nommant en tontes lettres que Molière, il a remplacé par des initiales* les noms des autres personnes dont il parle. Elles se terminent ainsi : < J'ai cependant entendu parler à M. R. très avantageusement de Molière ; et c'est de lui que je tiens une bonne partie des choses que j'ai rapportées. ? On a toujours com^n^ que M. R. était Racine ; il semble bien en effet dés%né par la phrase finale qui vient d'être citée. Ce ne serait pas du moins lui qui aurait communiqué à Grimarest ce que nous lisons en cet endroit de sa biographie de Molière. Dès que M. R. 7 signifie Racine^ R, sa pièce de théâtre, est Bri" tannicusj et M. de P. est Boileau de Pujrmorin. C'est l'explication qui a été donnée. Citons le commencement du passage, qui est plus que singulier, et s'accorde mal avec une page du biographe' où, ne s'écartant pas de la tradition, il parle d'un temps de bonne intelligence entre Molière et Racine : « Rien des gens s'imaginent que Molière a eu un commerce particulier avec M. R. Je n'ai point trouvé que cela fût vrai dans la -recherche que j'en ai faite: au contraire, l'âge, le travail et le caractère de ces messieurs étoient si différents que je ne crois pas qu'ils dussent se chercher; et je ne pense pas même que Molière estimât R. J'en juge par ce qui leur arriva à l'occasion de B. » Que leur arriva-t-il ? Le voici, d'après Grimarest : Racine promit à Molière la tragédie de Britannicus pour son théâtre, où il

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