‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 189 sur 236 · I. IM ru d^M.tU Molière^ p · texte numérisé non relu

I. IM ru d^M.tU Molière^ p

Celai-ci fut représenté la première fois le 9 septembre. Il n'y a pas de doute sérieux sur cette date, que certifie le Re^ gistre de La Grange. Quelques lignes de Grimarest ont à tort donné à croire à des représentations antérieures, que Ton a fût remonter tantôt à 1667, tantôt au commencement de 1668 seulement. Partant de cette erreur, on a expliqué pourquoi cette pièce avait quelque temps disparu ; la prose, nous dît-on, n'était pas acceptée dans une comédie, dès qu'elle s'élevait au-dessus d'une farce.

Question de date à part, est-il faux que l'Avare ait été d'abord mal reçu? On n'a peut-être fait qu'en exagérer le fsûble succès, et il paraît bien que le préjugé contre la prose lui fit rencontrer quelque froideur. Robinet indique ainsi que < le divertissant jémre » fut diversement jugé :

Il parle en prose et non en vers ; Mais nonobstant les goûts divers.

Cette prose est si théâtrale Qa*en douceur les vers el]e égale '.

La violation d'une prétendue règle t]ui imposait la langue des vers à toute vraie comédie ne semble pas, quoi qiî'en aient dit Voltaire et La Harpe, avoir été reprochée également au Don Juan, mais sans doute parce que l'on n'avait pas jugé que cette pièce, d^un caractère complexe et difficile à classer, fût assez décidément une comédie. Aujourd'hui nous avons peine à comprendre quelle idée l'on avait de faire aux œuvres vraiment comiques une loi de la versification. Ces puériles chicanes dont le génie libre de Molière ne se laissait pas embarrasser, ne nous iptéresseraient guère, si elles ne nous offraient l'occasion d'une petite digression sur certains jugements qui ont été portés tantôt des vers, tantôt de la prose de Molière.

11 est plaisant que sa prose, dont l'emploi avait déplu en 1668, ait été un peu plus tard préférée à ses vers, et qu'à l'appui de cette préférence on ait précisément nommé la comédie à laquelle cette prose avait nui. Fénelon, en 17141 trouvait la langue poétique de Molière pleine de métaphores

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