I. Notts hhioriqueSf p. gt et
«. Voyez la Notice sur Us Amants magnifiques^ tome VU, p. 358 et 359.
SUR MOLIÈRE. 4o3
et de Softtrate avec celui de la grande Mademoiselle et de Lanzan, dont le dénouement sévi devait un jour être tout antre. Cette ressemUance ne saurait être que fortuite. Ni le respect dû à une illustre princesse, ni même les dates, ne permettent d'accuser Molière d'indiscrètes allusions.
Dans la note àxt Registre de La Grange^ sur le séjour de la troupe à Saint-Germain, du 3o janvier au i8 février, on lit que pour ce voyage « et celui de Chambord, le Roi l'a gratifiée de la somme de douze mille livres, qui ont été partagées en douze parts, en comptant unç part pour l'auteur ». Molière et ses dix camarades (on n'était alors que onze) reçurent donc mille francs chacun, Molière en outre, comme auteur, mille autres francs, somme modeste pour récompenser Ponrceaugnae et les Amants magnifiques. Quant aux douze mille livres, si la troupe les avait reçues comme prix de stB deux vojages, elles paraîtraient une gratification très libérale; mais, en étudiant le Registre^ on ne doute pas que la grosse somme ne fût simplement le payement de deux termes de la pension accordée en i665 *.
Au temps où notre récit nous a conduit, il y eut dans la