‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 198 sur 236 · I. Page III · texte numérisé non relu

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». La VU de M, de Molière^ p. 11^117.

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gagèrent h chercher dans le rappel de son protégé une consolation assez nécessaire pour le décider à ne pas tenir compte de l'antipathie de sa femme. Grimarest dit qu'il fit retrouver près de lui à son jeune ami les mêmes bontés qu'avant leur séparation. Il ajoute^ : « On ne peut s'imag^er avec quel soin il s'appliquait à le former dans les moeurs, comme dans sa profession. » Il est regrettable que cette sollicitude ait moins réussi à faire de l'élève un homme de mœurs irréprochables, qu'un auteur de talent supériear.

Baron, pour son début, joua, le a8 novembre 1670, le rdle de Domitien dans la première représentation de Tite et Bé* reniée, cette tragédie de Corneille par laquelle le Palais*Royal fit la concurrence, dont nous avons parlé, à l'Hôtel de Bourgogne, où fut jouée la Bérénice de Racine.

De la troupe de campagne que Baron avait quittée à mcon, Mlle Beauval, bonne comédienne, fut aussi appelée k Paris par une lettre de cachet, avec son mari, qui ne fut reçu qu'à demi-part. La Beauval, que Robinet nomme une « actrice de choix royal »« était réellement du choix de Molière, à qui sans doute elle avait été recommandée par Baron. En comptant pour un dans le nombre des comédiens Jean Pitel, sieur de . Beauval, ce demi-associé, la troupe se trouva composée de treize comédiens, au lien de onze. Ils auraient été quatorze s'ils n'avaient pas vu, quelques jours avant, se retirer un de leurs camarades, Louis Béjart, le « chien de boiteux » de la comédie de VJvare. Ce frère de Madeleine n'avait alors que quarante ans. Une délibération de toute la troupe lui vota une pension de millelivres. C'est le premier exemple d'un pensionnaire dans la maison de Molière.

Mlle Beauval, qui avait paru à Chambord dans une comédie qui y fut jouée avant le Bourgeois gentilhomme, déplut d'abord au roi, mais il revint de sa prévention en la voyant dans le rôle de Nicole, où elle fut excellente. Il dit alors à Molière : « Je reçois votre actrice*. »

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