‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 203 sur 236 · Lettre en pert du 90 fënier · texte numérisé non relu

Lettre en pert du 90 fënier

tionSy il arait pa observer k Angouléme» où il â placé la scène de sa comédie; et peut-être, cette fois encore, n'at-il fait qoe remanier, en l'améliorant, une ébauche rapportée de là province.

Lorsqu'on représenta, pour la première fois, ia ConUesse dSiea^agneu an Palais-Rbjal, le 8 juillet 167a, ce fut avec nne reprise du Mariage forcée que l'on continua & y mêler dans les treize représentations suivantes, du 10 juiUet au 7 août. La comédie-ballet de 1664, avec sa musique et ses ùnmMmsj avait été substituée à la Pastande et au Mallei des balleu^ dont était composé à Saint-Germain le spectacle donné chez la comtesse. On fit ainsi l'économie d'une trop forte dépense; on .eut de plus cet avantage d'offrir au public une nouveauté dans la musique du Mariage forcé; elle ne fut plus, en effet, celle de LulÛ, que la cour avait entendue, mais celle de Charpentier, à qui Molière l'avait demandée, il était alors brouillé avec le Florentin, et non sans motif, ajant récemment appris ce qu'il savait faire. H aurait pu dire de lui avant la Fontaine :

C'eit un mâtin

Qui tout dérore*.

Nous aurons occasion de parler plus loin des faveurs sollicitées et obtenues par l'avidité du glouton « au triple gosier », qui, par son monopole envahissant, blessa danï leurs intérêts tQUS les théâtres, sans excepter celpii de Molière^

Un peu avant les changements qui rendirent possible de jouer la Comtesse tt Escarhagnas à la ville, cette comédie, avec le Ballet des ballets qu'elle encadrait, avait ei\ à Saint- Germain, au mois de février 167a, trois nouvelles représentations en quelques jours. Il n'est pas douteux que les deux premières, celles du 10 et du 14, virent Molière remplir, comme il l'avait fait d'abord, les rôles du premier Piùre et du Turc de la Pastorale^; mais, dans la troisième,

1. Satire du Florentin dant let Œuvres de la Fontaine, ven 10 et II.

a. Ni lui ni ta femme n*en avaient pris aucun dans le Comtesse d^Esearheignms,

4iS NOTICE BIOGRAPHIQUE

le 17, Robnci dobs apprend qa'U arait dà être ft*. Ce ntee jour do 17 férrier, Madeleme Bqart ; ■K>fte. htMgisire de La Grange n'a pas oublié* cette foia de narqner da losange noir la mention dn grand deoil. QMt fae foa pense de la parenté de la délonte et d'Ar^ itié très étroite a^ut nni ces denx Béjait elles, et Molière a^ec Tone et l'antre. Le testament de Madelfinf» l'atteste, eomsM nons l'avons déjà dit*, par des dispositkma si cutraordinaires qn'elles ont singulièrela eonTÎction de cenx <pii voient en elfe U de Mlle Molière. Il j ad'antres remarqnes à faire sor ( de ses dernières volontés. Après avoir reoomi asB êmm à Dien, à l'intercession de la Tîerge Marie, et de Ions Jes saints et saintes, die prescrivait qne ton en l'église Saint-Panl. Smt le, soit dans elle fondait è perpétaité deoz de MÊfmîem par ckaqne srmainr Avant de elle s'était certainement mise en règle psr aie renonciation lonselle è la profession de cooiédîenne. Asssî la sépnltnre qn'elle avait demandée ne sooffirît-dle pas de difficultés. Son corps fut porté d'abord k Saint-Germain-rAnxerrms, et de là, avec permission de rArcbevêque, en carrosse, è Saint-Paul, 00 fl repçsa sous les chamiers^ fait anqnel donne de l'intérêt l'inévitable rapprochement avec ce que nous raconterons bientôt de l'inhumation de Molière, lorsqu'au bout d'un an, et, par une singularité firappasite, à la mênm date du 17 février, il suivit, dans la mort, la comédienne qui avait en de bonne heure une influence décisive sur sa destinée. Assurément des deux vies, qui laissèrent des £uites communes à expier, celle de Molière n'avait pas été la plus irrégulière, la plus constamment en désaccord

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