‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 205 sur 236 · Gûftu du 90 septembre 167t · texte numérisé non relu

Gûftu du 90 septembre 167t

lorsqu'il revit la pièce- à Saint-Clond, ches Uonsieur, fDffl la déclara très bonne*.

Dans ce récit, de toute façon peu vraisemblable, la moiiH dre attention relève des erreurs, qui suffiraient pour mettre tout d'abord en défiance de la sûreté des informations dn biographe. H ne nomme pas Versailles, mais seulement Saint-Gloud, où il dît que la seconde représentation fnt donnée devant le roi. La vérité est que Ut Fenunet soMuatt^ avant de paraître à Versailles en septembre, avaient été jouées le ii août en visitée Saint-Cloud*, non sans doute en présence du roi : aurait-on voulu qu'il les vtt pour la première fois^ non dans un de ses palais, mais ches Monûeur? On aurait mal choisi d'ailleurs, pour lui' faire connaître cette comédie, la représentation du 1 1 août, si Molière ne put y venir faire son rôle de Chrysale, comme il est asses probable, le Registre de La Grange ayant noté' que le ii et le I a il fut assez indisposé pour que le Palais-Rojal fît relâche. Nous conjecturons que la représentation, mal accueillie, au dire de Grimarest, était, dans sa pensée, celle du 17 septembre è Versailles. Or, au témoignage plus croyable de la Gazette^ la pièce, « une des plus agréables,... fut admirée d'un chacun ». Si Louis XIV en eut le spectacle à Saint-Cloud, ce ne put être que plus tard, dans une représentation, qui y aurait été donnée pour la seconde fois. Toutefois le Registre n'a marqué ches Monsieur que celle du 1 1 août. Mais il faut dire que l'on n'y trouve pss non plus celle de septembre à Versailles, si bien attestée. Expli^ quer l'étrange omission par un faible succès, qui aurût affligé Molière et sa troupe, serait bien hasardé. Elle ne nous paraît pas assez embarrassante pour que le plus sage ne soit pas de croire, dans la représentation de Versailles, à l'admiration de toute la cour, dont la Gazette n'aurait pas parlé, si elle avait douté d'y être autorisée.

A la fin de cette année 167a, au cours de laquelle le géniede Molière avait jeté un si vif éclat, les inquiétudes

ï. LaFûde M.dê MùUèrû, p. 170-971.

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