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SUR MOLIÈRE. «tS
qae sa aanté doiinait éndent derenves dé plus en plnt aérieiuea. Dans l'état de souffrance contre lequel son oonrage luttait, il reçut une nouvelle blessure, et l'on ne doute pas qu'il ne l'ait sentie cruellement. Son fils, Pierre-Jean- Baptiste-Armand, né le i5 septembre 1672^ lui fut enlevé le 1 1 octobre, âgé de moins d'un mois. Le bas âge ne rend pas un père insensible à la perte de son enfant; et quand cet enfant est un fils, il trompe, en disparaissant, la chère espérance du nom qu'il aurait fait vivre. Il ne restait plus à Molière que sa fille, Esprit-Madeleine.
Il avait déjà vu mourir en 1664 son premier fils, le filleul du roi, qui n'avait vécu que neuf mois. Quelle était chez lui la vivacité du sentiment paternel, fl l'avait bien montré dans le sonnet touchant* qu'il avait, en cette même année '1664, adressé à son ami la Mothe le Vayer qui venait de perdre son ûïb; c'était environ cinq semaines avant que lui-même eût besoin, à son tour, d'une semblable condoléance. Il engageait le Vayer à pleurer sans contrainte i
La tagetae, croit-moi, peut pleurer elle-même.
Dans quelques lignes, qui suivent le sonnet, il accuse son peu d'éloquence s'il n'a pu persuader, a ce qu'il sait si bien faire' ». Très probablement, à ce moment-là, le premier fib de Molière lui laissait déjà peu d'espoir de le conserver, et, dans la prévoyance du coup qui allait le frapper quelques semaines après, il pleurait, comme le père de Psyché, sur
... cet fatalités térèrct
Qui noot enlèrent pour jamais
Lea penonnea qui noua sont chères.
Si nous trouvons dans la lettre à le Vayer, ces indicesi
I . Voyez oi-detsus, p. 357 et note a de la même page. -* On n'a plus Faote de décèi«de cet enfant. Beffara {Dissêrtmion êur Molière^ p. 16) dit qu'il fut inhumé à Saint-Eusuche le la octobre 167a, en présence de Bondet et d'Aubiy, ses oncles.
a. U en a sus huit rers, avec un léger changement| dans la bouche du Roi, père de Psyché, à U seène i de Pacte II.