‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 212 sur 236 · I. ÉpftrtTaj vers · texte numérisé non relu

I. ÉpftrtTaj vers

a. Vojrez aux Pièces justifieathes, n* XVI, cette requête, qui fut, en présence de Jean Anbrj, signée par un notaire, et probablement rédigée par celui-ci, sur les déclarations faites, au nom de la veuve, par cet ami et allié de Molière. On trouvera à la suite de la requête le renvoi ordonné le ao février par l'archevêque è son officiai pour information des faits, et la décision rendue par M. de Harlajr le même jour du so février. Ces pièces ont été données dans U Conservateur^ ou Recueil de moreetutx inédits é^his» ioire.,,^ tirés des portefeuilles de N, François (de Neufehâteau)

eiale » la sépulture à Saint-Eustache. On faisait consid^ que Molière avait fait appeler un confesseur dont rurirée avait trop tardé; et qu'à Pâques dernier un prêtre habitué de Saint-Germain TAuzerrois lui avait administré les lacrements. M. de Harlay renvoya la Requête à son officiai poor informer des faits.

Ils ne pouvaient manquer d'être reconnus exacts. H n'en fallait pas moins higrdce spéciale demandée. Les ritnels de cette ^'o^IQ^ étaient positifs sur la loi sévère portée contre les comédiens. Celui de Paris, publié en 1646 par Jean- François de Gondi*, prescrivait, au chapitre Jk Saermmt de t Eucharistie^ de ne pas admettre à la commnnion < les personnes publiquement indignes, tels que sont les excommuniés, interdits et manifestement infâmes, comme prostituées, concubinaires, usuriers, sorciers*.... » Dans une nouvelle édition de ce rituel, donnée en i654, les comédiens sont expressément nommés entre les concubinaires et les usuriers. L'édition de 1646 ne les avait pas oubliés an chapitre delà Communion des Malades : • Vl faut se garder de porter le viatique aux indignes, tels que les usuriers, concubinaires, comédiens, s'ils ne se sont d'abord purifiés par la sainte confession, et n'ont donné satisfaction pour leur offense publique' ». Le titre De ceux à qui il n'est pas permit de donner la sépulture ecclésiastique dit : « Qu'elle soit refusée aux païens, juifs et à tous les infidèles, hérétiques... et à ceux contre qui est prononcée l'excommunication nujeure..., aux pécheurs manifestes et publics, qui sont morts sans pénitence*. » Si les comédiens ne sont pas, cette fois encore, nominativement désignés, il est assez cbdr qu'on ne les exceptait pas. Ainsi l'entendait l'archevêque Louis- Antoine de Noailles, dans un temps, il est vrai, où l'Église

(an Vni), tome II, p. 384-387. Leur publication tardive a mis en défiance de leur authenticité. C'est trop de toeptictsme.

I. ÂituaU ParisUnse,.. authoritate Illutf^ et RtPerèfu^.,. JoaMms FraneiteiM Gondy.,. ediiUM (Pariaiia, Bff.DCXLVI).

s. Page 108. -^ Dans tous les passages cités des Rituels^ nouf donnons une traduction littérale du texte latin.

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