Voyea d-dessus, p
SUR MOLIÈRE. 45i
l'avoir' nandé» que toot les comUieni sont disporsés. Ainsi U TonTO a été trompée, psrce qu'elle s'attendoit bien à jouer; mais on ne croit pas que jamais Ja troupe se réunisse. Elle (te 9ûme) a TOidu unpeti trop faire la fière et la maîtresse. » Dans sa malTeillanee, qui se montre assez, Mme l'Hermite se hâtait trop d'enterrer la fortune du théâtre. Le jour même dont sa lettre est datée (S mai), la tropipe» moins pressée de se tenir pour morte, malgré sa dislocation et la décision du roi, qui lui avait repris la salle du PalaiS'Royal pour la donner à Lnlli, signa rengagement de Rosimont, comédien auteur, et l'un des meilleurs acteurs du Marais^ celui à qui furent. donnés les rôles de Molière; en même temps elle reçut la très jeune fille du camarade du Croisy. Vingt jours après, le a3 mai, pour remplacer le théâtre, dont le Florentin l'avait dépossédée, elle acheta celui du marquis de Sourdéac, qui avait été construit en 1670 plHur l'Opéra, dans un jeu de paume situé rue des Fossés-de- Nesle, depuis me Masarini,' en (ace de la rue Guénégaud. Le 3 juin, une t>rdonnance du lieutenant de police, la Reynie, aotbrisa son établissement dans le nouveau théâtre, en lui conservant le titre de tnmpe du iloi , et fit aux comédiens du Marais défense de jouer. Il n'y eut donc plus à Paris que deux troupes françaises, celle de i'Hdtel de Bourgogne et <:elle de l'Hôtel Guén^ud, comme il fut appelé. On l'avait échappé belle; car, dans les jours les plus critiques pour Aos comédiens, si, pour conjurer la raine, ils faisaient des voyages à la cour, les Grands Comédiens en fusaient de semblables, le Marais se remuait de son côté, et le bruit avait couru « que les deux anciennes troupes travailloient à abattre entièrement la troisième, qui'vonloit se relever^ ». Sauvé du naufrage, l'Hôtel Guénégaud fit des choix parmi les comédiens du Marais, qui n'avaient plus de théâtre. Les représentations recommencèrent le 9 juillet 1673 par le Tarimffe. Grâce aux pièces surtout de Molière, qui, particulièrement dans les premiers temps, furent celles que l'on joua le plus souvent, la troupe fut hors du danger de sombrer. N'ayant ii craindre d'autre concurrence que celle de l'Hôtel