‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 221 sur 236 · I. Éiûmire kypocomirt^ scène i, p · texte numérisé non relu

I. Éiûmire kypocomirt^ scène i, p

a. Beeherehet sur Molière^ P» 97«

454 NOTICS BIOGRAPHIQUE

deux miDe deux cents livres à partager entre le témérare qui avait touché à on chef-d'oBavre^ et HHe Mcriière, qui loi en avait vendu le droit. La comédie ainsi refaite, oo plutôt dé&ite, fut jouée pour la première fois le-ia février 1677, et le prix d'achat convenu lut ratifié par la troupe le 8 mars. Cétait presque k la veille du second mariage de la veuve; et lorsque, le 3 juillet 1677, eUe donna reçu de la sonuae*, depuis un peu plus d'un mcHS elle n'était plue Mlle Molière. En obtenant, par son trafic d'une partie de l'héritage an poète, une pièce au goût du public, die avait fiut pour ellemême et son théâtre une bonne affkire, mais peu hononhle pour la gardienne naturelle d'une des plus nobles mémoutt. Mais que pouvait*>on attendre de celle qui allait reiumeer au nom dont die aurait dû être si fière? Elle fut épousée le 3i mai 1677 par Gbérin d'Estriché ou du Trichet, un des comédiens "qui, en 1673, avaient passé du Mètùs à l'Hûtel Guéuégaud. C'était, non pour une comédienne, mais pour la veuve, déchue, suivant l'expression de Virgile, d'un si grand époux, une mésalliance fâcheuse, comme l'eût été, d'aQieurs, tout autre choix.

On a dit, pour atténuer sa faute, qu'elle avait besoin d'être protégée contre les insultes auxquelles elle était exposée. En juillet 1676, un sieur Guichard, intendant des bâtiments de Monsieur, accusé par LuUi d'un projet d'empoisonnement, s'était défendu par un factum*, dans lequel il avait incidemment accablé Mlle Molière des plus afEreoses injures. Elle avait été l'année précédente traitée comme une femme perdue par<le président an pariement de Grenoble, Lescot, qu'avaient trompé d'infâmes intrlgantes*.TIous n'avons pas à raconter ici l'affaire 4e ce magistrat, qù rtp-

I. Sa quittance est oonterrée aux ArehiTes de la Comédie raaçaite. Elle est signée : JrmmtdÊ^Gréêmdê'Cimùrê^Éiismètik Bi-

lAXT.

s. On le trouTe dans VAj^miieê de Tédition de la Wtammut Comédienne {Lu intrigues de Molière et de stL femme) ^ publiée psr M. liÎTet, comme nous Tarons dit d-dessns, à la page a6S, oè une phrase du faetum est dtée.

3. Vojes aux pages 196-10$ du petit volume dté à la note précédente.

SUR MQLI&RB. 455

pelle, oomme oa Ta tondent dit, celle da cardinal de Rohan etderarentiirière LaMoUe-Yalois en 178S et 1786, quelque répugnance que l'on ait de mettre en regard l'une et l'autre Tietime d'odieuses machinations. A. celles de la Tourdle dont avait é'té dupe le président Lescot, et qui furent déjouées, Thomas Corneille et de Visé firent allusion dans des vers du troisième acte de leur comédie de Vlmsonnu^ représentée pour la première fois le 17 novembre 1675 à l'Hôtel Guénégaud, et dans laquelle joua Mlle Molière. Non seulement les outrages dont elle eut à se plaindre dans les deux circonstances que nous avons dites, mais dont justice Ait faite par la condamnation de leurs auteurs, ne lui sauraient faire aucun tort, mais lui rendent le service > de nous mettre encore plus en défiance de toutes les imputations que nous trouvons dans les libelles. Il n'en est pas moins à craindre qu'il n'y ait trop de complaisance à ne voir dans son second mar^ige qu'un refuge nécessaire à une femme mal protégée contre d'injurieuses attaques. Il est plus vraisen^lable qu'elle était lasse de son veuvage et voulait essayer si, dans un mariage prosaïque, elle ne trouverait pas plus de bonheur que près d'un homme de génie, avec qUi sa médiocrité frivole avait eu trop de peine à s'entendre. Elle ne manquait certainement pas d'agrément et de vivacité d'esprit, mais son âme était petite. Ce quatrain sur elle, qu'on n'a pas toujours textuellement cité dans sa forme incorrecte, se lit dans les Portraits des camédietmes de fHâtel Guéftégatêd imprimés à )a suite de la Fameuse CùmédietiM :

Let Grâces et les Ris brillent sur ton Tisage ; Elle a Tair tout charmant et Tetprit tout de feu. Elle aToit un mtri d'esprit qu'elle aimoit peu ; Elle en a un de chair, qn'eUe aime darantage.

Elle paraît n'avoir point fait parler d'elle au temps de son second mariage et s'être alors attachée à son ménage, suivant le témoignage de la Fameuse Comédienne^ soit qu'elle eût trouvé un mattre, qui mit « bon ordre à sa conduite », comme le dit le libelle^, soit que la sympathie ait été plus

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