I. Lm Famêtue Comédiêtmt^ p
facik entre elle et an mari dont l'é^vation d'esprit et de caractère était moins gênante.
Elle se retira du thëAtre en 1694 et mourut six ans a|H^, le 3o noTembre 1700. Elle laissait deux enfants, un fils et une fille. Le fils, Nicolas Gpërin, né de son second ma* nage, s'est fait surtout connaître pour sToir, avant la mort de sa mère, continué et refondu, sous le titre de MyriU et MéUeerie^ la MUiccrtè de Molière, avec la bonne volonté» malheureusement trahie par l'exécution, de rendre hommage à une mémoire qu'il semblerait avoir été instmif i respecter.. La fille était celle de Molière. Avant de terminer cette notice, nous ne pouvons manquer de domi«r, en quelques mots, un souvenir à celle qui fût la dernière de la famille illustrée par le grand poète*.
Pour ne pas douter ifue Molière n'aimit sa fille, les té* moignages ne paraissent pas très nécessaires, moins que tout autre celui de la Fametue Comédietme^ dont on sait quelle est généralement la valeur. Citons-en toutefois deux lignes qu'aucune intention méchante ne rend suspectes. Dégoûté de tout d^nslavie, « Mdièren'avoit point alors de plus grand plaisir qu'en. sa maison d'AuteuÛ, où il avoit mis sa fille* ». Dans cette retraite, où sa femme n'aimait pas à séjourner, il se plaisait sans doute à élever l'enfant, comme il avait autrefois élevé la mère. On voudrait être assuré qu'instruit par rexpérience« il s'y prenait nûeux cette fois, et ne destinait pas sa fille au théâtre. On croit, il est vrai, d'après la mention dans son inventûre d'un habit d'enfant pour la représentation de Psyché^ qu'il la fit figurer, à l'âge de cinq ou six ans, dans cette pièce, comme un des petits Amours du Prologue*; mais il n'y aurait pas
I . Nous ayons dit, au commencement de cette Notice (p. 9), que cette famille sVteigadt en ijsB, c'ett-à-dire arec Esprit^Made* leine Poquelin. On aura bien compris qu'U s'agbtait de la branche dont le père de Molière fut Pauteur. Nous n'avions pas à nous emharraifer des branehet collat^ralet. Lorsqu'on en a tena compte, on a dit qu'elles n'ont toutes disparu que vers 1780. Voyes les Bêckêrehês sur Molière^ p. 1 16.
s. iM FmMtut ComédUmu^ p. 38.