I. Aux pages 45 et
a. Inventaire fait après le décès de Jean Poquelin, -cote neuf. Voyez les Recherc/us sur Molière^ p. laç).
l'exemple de ne pas dédaigner Rouen, où, dit Chappuzeau*, « elle alJoit quelquefois passer Tété ». Mondory Tavait habituée à en prendre le chemin, depuis qu'il en avait rap« porté Méiite. Ce fut là que l'Illustre théâtre alluma ses premières chandelles. La destinée, qui a parfois de ces traits d'esprit, a placé dans la ville i^itale de Corneille le début de Molière.
Charles Perrault avait entendu parler de ce fait intéressant, qu'ont longtemps omis les autres biographes de notre poète. « Sa troupe étant formée, dit-il, il alla jouer à Rouen*. » Qb n'avait pas assez pris garde à cette indication, parce que, sans distinguer les temps, Perrault ajoute : « et de là à Lyon ». Il va si vite dAns sa notice, de deux pages, que, passant par-dessus le premier établissement de nos comédiens à Paris, H ne leur fait faire qu'un saut de Rouen à Lyon, puis en Languedoc, d'où il les ramène jouer devant le roi et la cour. Cependant Rouen nommé d'abord ne laisse pas douter que l'auteur des Hommes iUuHres ne connût le souvenir, conservé par la tradition, du séjour de la troupe dans cette ville en 1643. La preuve de cb séjour a été découverte par M. Gosselin, archiviste de Rouen, dans un registre qui y est conservé an greffe du palais de justice. Là se trouve un acte authentique*, signé, sous la date du 3 novembre 1643, par Jemt'Baptiste Poquelin et par les camarades ttont les noms se lisent, la même année, dans l'acte d'association du 3o juin et dans le bail du ii septembre, en outre par une nouvelle recrue, Catherine Bourgeois, qui paraît avoir passé plusieors années dans la troupe, mais ne nous est pas autrement connue.
Nous ne savons pas quelles pièces les acteurs de l'Illustre théâtre représentèrent à Rouen, si ce ^t Pompée ou Cinna^ qui auraient été là comme chez eux. On aimerait encore