I . Acte du Divorce comique, scène II, p. 77 et
chez eux % tant en comédie que ballets ». Mais cet acte est celui que, par sa date (iS juin 16^4), npus avons déjà jugé digne d'être cité* comme étant le premier où nous trouvons notre poète désigné sous le nom de théâtre qu'il a immortalisé. Il Ta signé : de Molièbb. La particule de ne signifiait aucune prétention à la noblesse. Elle était en usage chez les comédiens devant le nom de leur seigneurie comique. Pourquoi le jeune Poquelin a-t-il donné le nom de Molière à la sienne? Peut-être a-t-il pris le premier Venu. Si le hasard a été son parrain, il n'a jamais eu un plus glorieux filleul.
La même convention fgite avec le danseur est signée aussi par un nouveau camarade, Nicolas Desfontaines. Celuici était un auteur, qui avait déjà composé plusieurs tragicomédies, dont] Tune èXM Euryfnédon, ou t Illustre pi rateK Celles de ses pièces auxquelles les frères Parfait donnent les dates de 1644 et de 1645 ne peuvent avoir été jouées que sur le théâtre dont il faisait partie, et il fiurait suffi de leurs titres pour le faire conjecturer. C'étaient Perside ou la Suite de l'Illustre Bassa^ Saint Alexis ou V Illustre Olym- /?!>, l'une et l'autre de 1644; T Illustre Comédien ou le Martyre de saint Gehest (164S), sujet qui Tannée suivante a si bien inspiré Rotrou. Les fondateurs de rillustre théâtre, lorsqu'ils le nommèrent si pompeusement, avaient-ils pris conseil de Desfontaines, possédé de la manie de Y Illustre? Au reste, il a' était pas le seul qui, à cette époque, en mtt partout.
On connaît, sans avoir besoin d'une conjecture, d'autres pièces jouées par nos comédiens dans ces mêmes années. Le titre de VArtaxerce^ tragédie de Sfagnon, impritnée en 1645', porte cette indication, qui n'était pas ordinaire alors, du théâtre sur lequel elle avait paru : « Représentée par l'Illustre théâtre. » Voici deux autres tragédies, dont la