I. La scène m de l'acte V
têment l€«r allié Snn allie asies obligeant pour a^oir de grands titres à leur reeonnaiasaDce, comitie nous l'apprend le btpr tême, dont nous avons déjà dit un mot en passant*, celui de la fille de Madeleine Béjart. Dans l'acte de ce baptême, daté du II jnillel i63S', les ënormités sont accumulées : l'enfant reconnu par un homme marie; la mère de Madeleine Béjart marraine; comme parrain, Gaston de Rémond, fils légitime du père de la bâtarde adultérine*. Il est encore heureux que cet enfant de sept ans n'ait point paru. Celui qui, en son nom, lera sur les fonts la petite Françoise, fut Jean-Baptiste l'Hermite. Un vilain homme, ce frère de Tris* tan; Il était poète, comme son atné, mais avec beaucoup moins de talent, et encore plus inférieur à lui par le caractère. Ses trahisons, enregistrées dans l'histoirede ce temps, nous feraient sortir de notr^ sujet. Il suffit de le montra* dans ses relations avec des personnages qui n'y sont pas étrangers et avec la troupe de Molière. On vient de voir comme il avait bien mérité de l'amant de Madeleine Béjart.
I . M. Henri Chardon a fait connaître en 1 887 la note luivantequi a été déoouTene par M. le vicomte de Poli au cabinet dei titres de la Bibliothèque nationale : « a mars ifi36, Paris, Mariage de J.-B. L'Hermite avec Marie Counin, assistée de Simon Courtin, son père, et de Joseph Béurd {BeJart)^ son beau-frère. » Simon Courtin, le beau-père de L'Henpite, était, en cette mêm« année i636, curateur de Madeleine Bëjart, que sa femme, Madeleine Nulles, avait tenue lur les fonts en 1618 avetf Charles Bëjart, frère de Joseph. Il est assea difficile de dire cornaient celui-ci éuit beau-frère de Marie Courtin. Malgré la difficulté d^ Texplication, la pièce authentique ne saurait laisser de doutes. Peut-être Marie Hervé, femme de Joseph Béjart, était-elle saur utérine de la mariée, comme fille de Madeleine NoUes, que Simon Courtin aurait épousée veuve. Ou supposerait-on qu*un frère de Marie Courtin aurait épousé une Béjart, saur de Joseph? Ce serait alors par,abus que le frère de la belle-sœur aurait été désigne comme beau-frère.
«. Voyez ci-dessus, p. 78.