‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 52 sur 236 · I. Bêcherehes sur Molière, Documeht XIV, p. 181 et · texte numérisé non relu

I. Bêcherehes sur Molière, Documeht XIV, p. 181 et

1. Le Jeu de paume des Mestayers^ p. 69. — Eud. Soulié, dans ]a Correspondance littéraire (9* année), p. 84, note 5, donne la date du 19 décembre.

3. Élomire hjrpocondre, dans le Divorce comique, scène n, p. 78.

4* Recherche* sur Molière, DocuMurr XVI, p. i83-i85.

c{a'il est maintenant logé « en la maison où est demeurant un mercier, au coin de la rue des Jardins, paroisse de Saint- Paul^ ». n avait bien fallu emporter avec soi le fardeau des dettes. Pour les payer en partie, les plus criardes sans doute, Molière avait emprunté deux cent quatre-vingt-onze livres tournois à Jeanne Levé, marchande, lui donnant en nantissement deux rubans en broderie or et argent, que lon'a supposés avec plus ou moins de vraisemblance être un des a/Bquets dus à la libéralité du duc de Guise. Étant un emprunteur plus honnête que le prêteur de sa comédie, l'homme à la peau de lézard remplie de foin, il est probable que son gage n'étût pas sans valeur. Ck>mme il dut toutefois en ptévoir Vinsuf&sance au temps où il eut laissé passer l'échéance de sa dette sans avoir pu y faire honneur, il s'obligea, par l'acte du 3i mars tout à l'heure mentionné, à payer à la volonté de sa créancière la somme qui manquerait après la vente des rubans. Il ne lui fut possible de la remJbonrser, avec les intérêts et tous les frais, que le i3 mai i65»9*, deux jours après la première représentation à Paris de CÉtourdi^ quand sa fortune venait de prendre une face nouvelle.

Combien d'autres actes sans nul doute que l'obligation à Jeanne Levé révéleraient dans le même temps, s'ils étaient retrouvés, la triste pénurie! Mais la voilà déjà très suffisamment attestée. Nous n'avons pas cependant encore tout dit sur la sévérité de la destinée, qui, dans les difficiles débuts d'un homme de génie, lui a imposé d'humiliantes années d'apprentissage. L'ironie du sort a été poussée loin. Voici qu'un des plus humbles fournisseurs, celui dont les chandelles éclairaient le théâtre où s'essayait un si magnifique avenir, le maître chandelier Fausser, faute du payement d'une somme, d'ailleurs contestée, de cent quarantedeux livres, fait arrêter Molière et le recommande aux prisons du Châtelet. C'est là que nous le trouvons le % août i64S>, demandant sa mise en liberté pour trois mois. Elle

I. Recherches sur Molière, DocinauiT XVII, p. i85. s. ibidem. Documkht XXVIII, p. 101.

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