Ibidem^ p
tioq, qui fut m profit de l'hôpital, condition imposée la Yéllle à do Fresne par le bureau de laiFllle^. On voit, et Ton verra par d'autres exemples^ que le droit des pauvres^ souvent trouvé lourd par le théâtre, n*est paa d'hier. Le même jour fut baptisée une fille d'un de nos comédiens, Pierre Réveillon. Elle eut pour parrain le président au parlenaient de Bretagne, et pour marraine la femme d'un conseiller dû Roi, maître des comptes. Il paraît décidément que nos comédiens étaient traités en fort hanmStes gens. L'acte de bap« tême porte, entre autres signatures, celles de Madeleine Béjart, de Marie Hervé, de du Fresne et de du Parc*. Après cela, pourra-t-on douter que Molière, quoiqu'il n'ait pas ligné*, fût alors ^ Nantes?
n n'aura pas échappé que pour trouver la troupe à Nantes, nous avons eu à franchir une grande distance dépuis Caroassonne, et aussi un assez long temps, d'octobre 1647 à la seconde quinzaine d'avril 1648. Cette lacune dans nos infèrmatioBS ne serait pas entièrement comblée si l'on admett£t la conjecture, pour laquelle manquent d'ailleurs \e% preuves, que les comédiens, lorsqu'ils arrivèrent à Nantes, venaient de Paris, oit ils auraient passé la plus grande partie du carême de 1648, comme faisaient souvent les troupes de campagne. Il vaut mieux reconnaître que- toute indication fait défaut. Ce qui est certain, c'est que, en 1648, Molière est loin du duc d'Épemon ; il n'y a pas à s'en étonner. Épemon n'avait plus guère le loisir de réclamer le seririce de sa troupe. Les luttes de son insolent despotisme avec les Bordelais l'avaient engagé d^ns de moins agréables distractions. Rien ne retenait donc ses comédiens dans ion gouvernement ou même dans les provinces voisines.
I, Rteherehes sur le séjour de Molière dans V ouest de la France^ j^, 3 et 4* — Là, daùs la traBScription de l'ordre du bureau, la date <*l : t du dimanche xtii* Jour de mai 1649 ». Éyidemment 1649 est une faute d'impression : il est facile de Tërifier qu'en 1649 le 17 mai ëtait un lundi, en 1648 uii dimanche.
s. Ibidtm^ p. 4. — Du Pare est ce René Berthelot (Oros-Renë), dont noua avons déjà reneontrë la signature dans la qmtunce du 34 octobre 1647, consutant dès ce temps sa présence dans la tmnpe du duc d'Épemon.
ii8 NOTICE filO&RAPHIQUE
Tout lenr confeillait au contraire de s'en tenir âoignés. La troupe, après la représentation du i8 mai, ne s'étût proposé de denleurep à I<^t6s qu'un mois à peine, le maître paumier de Fontenay-le-Comte s'étant obligé à leur livrer son tripot le i5 juin; maison n'est pas assuré qu'il ait été fait droit à la requête de du Fresne pour obtenir rexécûtion, devenue très douteuse, de l'engagement. Si l'on alla ï Fontenay, ;1 se peut que ce n'ait pas été à l'époque fixée, mais un' peu plus tard. Après Nantes ou Fbntenay, les renseignements certains nous abandonnent de nouveau, jusqu'au jour oà la troupe, au printemps de Tannée suivante, est à Toulouse. Il y ,a une année à peu près entière dpnt nous ne savons rien, une année pendant laquelle les agitations de la Fronde, peu favorables aux amusements du théâtre, purent souvent contrarier les troupes de comédiens dans la liberté de leurs mouvements. Les suppositions qai ont été faites pour tracer k la ndtre un itinéraire de Nantes, ou, si Ton veut, de Fontenay, k Toulouse, sont arbitraires. On a nommé Poitiers, Angouléme, Limoges, comme étant sur son chemin et ayant eu<vraisem'blablementea visite. Ces villes ont certainement vu jouer Molière dans un temps ou dans on autre ; mais on ne saurait affirmer que c'ait été alors. En tout cas, on n'y peut imaginer deS séjours très prolongés r ils anrkient laissé plus de souvenirs constatés, l^e long intervalle d» temps se trouvant donc, de toute façon, insuffisamment rempli, dbmment avoir voulu tracer dans une ligne directe les étapes du voyage? Allons tout droit k Toulouse, où le séjour de nos cdtnédiens est le premier dont, après Nantes, un do* cument certain nous fournisse la preuve. Voici la note troatée par M.' Galibert* sur le livre des recettes et Repenses de cette ville, k la date du i6 mai 1649 : « Payé au sieur Dafresne et autres comédiens de sa troupe la somme de soixantequinze livres pour avoir, du mandemefat de messieurs les Capitouls, joué et fait une comédie k l'arrivée en cette ville du comte de Roure, lieutenant général pour le Roi en Languedoc. » On a pu remarquer le mot « fait ». Cette redondance n'est peut->ètre qu'un synonyme du mot « joué »;