‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 58 sur 236 · I. Journal de Toulouse du 6 mars · texte numérisé non relu

I. Journal de Toulouse du 6 mars

repré*

j traçait

i* tous les

inevas. Le

rent donner

'ù il devait, le

oc. Il est assez

a troupe dont il

cessions suivantes

esque constamment

e le fut alors, et dès

t restée à Montpellier

'^' ."^^i* d-dire jusqu'au a3 no-

i ^***^ paraît pas s'être éloignée

-'*^ ^cembre elle était à Nar-

^^ ; Saint-Paul de cette viUe on

.. * * j, en date du vingt et... (six

...^* lequel le parrain est Charles

' ^ itan (c'est bien le nôtre], et la

^ Msar de Paris, assurément Ma-

i tout à l'heure la preuve qu'avec

lOlîère était là.

ne s'était pas proposé de prolonger

Midi; on avait voulu aller* à Poitiers,

ble supposer qu'on y avait déjà fait

ionne installation, et donner raison à la

^e ville doit être comptée parmi celles où

en revenant de Toulouse en 1648. Le des-

oitters est pour nous bien constaté, si, ren*

^onde fois le nom de Morlière, c'est encore

bitués à cette inexacte écriture de son nom

ons pas difficulté de reconnaître. Le 8 novem-

i. conseil de ville de Poitiers délibéra sur une

adressée au maire dans une lettre du « sieur

, comédien ». Cette lettre sollicitait la permis*

. venir en ville avec toute la troupe pour y passer

juple de mois. Il fut arrêté que le maire s'enten-

. avec le lieutenant général pour s'opposer à l'arrivée

. comédiens, < attendu la misère du temps et la cherté

lao NOTICE BiOORAPBfKJUB

des blés^ ». Si dans l'état malheureux où étaient alors bien d'autres provinces que le Poitou, la troupe avait «eu la pensée que Poitiers lui serait une ville hospitalière, on voit qu'elle s'était trompée. Les troubles civils promenaient de tous côtés leur fléau* Ce que les comédiens ne devaient surtout pas souhaiter, c'était d'être appelés en Guyenne, dont le gouvernement était un des plus agités. Depuis Tannée précédente, où, comme nous Tavons dit, le duc d'Epemon avait eu d'autres soucis que ce)ui de la comédie, ses embarras s'étaient aggravés, et il devait avoir moins d'objections encore à l'éloignement de ses acteurs, qui certainement n'en avaient pas eux-mêmes.

En février t65o cependant, il les appela près de lui, knr donnant l'ordre de veAir à Agen, où il y avait des fêtes pour la rentrée de la cour des aides, qui y venait reprendre son sièges On avait, comme il l'avait prescrit, préparé le i3 février dans le jeu de paume un théâtre pour les représentations et une galerie pour lui-même. Ces détails nous sont donnés par un registre de la ville d'Agen, qui les fait suivre de ces lignes : « Le même jour le sieur du Fraisne, comédien, est venu dans la maison de viUe nous rendre aes devoirs de la part de leur compagnie et nous dire qu'il étoit en cette ville par Tordrer de Monseigneur notr^ gouverneur'. » La troupe venait de Narbonne, où nous l'avons laissée dans les derniers jours de décembre 1649, et où nous la fait retrouver le 10 janvier suivant un baptistaire, dans lequel Molière (Jean'Bapti'sie^Ppquelin, valet de chambre du Bot*) est le parrain. Le nom de la marraine a lui-même quelque intérêt; c'est celui de « Catherine du.Rosé », sous lequel on reconnaît la future demoiselle de Brie, dont il sera plus d'une fois parlé daps la vie de notre poète. Du Rosé n'étant qu'un nom de théâtre*, elle était

I. Le texte de l'arrêté du Conseil, dont nous avons tiré les détails que nous Tenons de donner, a été trouTë par M. Bricauld de Vemeuil dans les archives communales' de Poitiers.

9. La troupe de Molière à Agen^ par Adolphe Magen, a* édition, 1877, p. ai.

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