‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 59 sur 236 · n est ainsi qualifié dans Pacte · texte numérisé non relu

n est ainsi qualifié dans Pacte

4* Son irai nom était Catherine Leclerc,

SUR MOLIÈRE. m

déjà comédienne, soit qu'elle fût entrée pins tôt qu'on ne l'a dit dans la troupe de Âfolière, soit qu'elle appartînt à une autre, rencontrée alors à Narbonne. «

Épemon, qui avait fait venir ses comédiens à Agen^ les y retint peut-être longtemps. Il y fit ltti<-I^ême un séjour de plusieurs mois. C'est à cette époque que se rapporte sans doDte le passage des Mémoires de Pierre Len^t ^ où il est dit que la haine de ceux d'Agen pour le due augmentait/ort; et que, s'il sortait de cette ville, on pensait qu'il n'y rentrerait jamais. Ce moment d'impopularité croissante est celui où 4e8. mêmes Mémoires parlent de la folle passion du gouverneur pour sa Nanon. On nous les représente alors tous deux dans leur retraite du manoir de Malconte, menacés par les malédictions publiques, et, comme ils cherchaient dans les plaisirs une distraction à leurs ennuis, gardant peut-être près d'epx la troupe comique*. Ceci n'est qu'une conjecture, mais une des plus acceptables. La cour pressait le duc de s'éloigner de la Guyenne; il s'y décida le a5 juillet, pour ne pbis reprendre son gouvernement, dont la paix de Bordeaux, conclue lé %g septembre, promettait aux Bordelais de les débarrasser. On peut regarder son départ d'Agen comme ayant mis fin à Fengagenient qui liait les comédiens à son service.

La protection d'un homme qui afiectait la puissance d'un prince n'avait pas été inutile, au temps surtout où, en pleine détresse des naufragés de l'Illustre théâtre, elle leur avait donné un titre qui les relevait. L'avantage de pouvoir s'en parer avait fini par être contestable, lorsque le nom du Mécène était devenu si justement abhorré dans la province ou il régnait. Et puis être protégés aussi bien par Nanon de Lartigue que par le duc d'Épemon, pouvait parattre un médîbcre honneur. Il semblerait que Molière dût être homme à le sentir et à trouver qu'il gagnait quelque chose le jour où sa troupe cessa d'appartenir à un protecteur si mal famé. Sa profession cependant rendait peut-être difficile trop de délicatesse, particulièrement sur l'article des scan-

Page 1