‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 60 sur 236 · I. Collection Michaud, tome XXYI, p · texte numérisé non relu

I. Collection Michaud, tome XXYI, p

a. M. de Modène.,, et Madeleine Béjart^ p. 375-977.

laa NOTICE BIOGRAPHIQUE

dalenses mattresses; et d'aillears, en ce temps»lài on était tellement hd)itué aux désordres, publiquement étalés, des grands, qu'on ne pensait euère à en être choqué.

Après i'éloignement d'Epemon, nous ne retrouvons Molière qu'à Pézenas, pendant la cession des états du Languedoc ouverte dans cette ville le a4 octobre i65o par le comte de Bieule, lieutenant général pour le roi. Dans les archives départementales de l'Hérault, parmi les papiers tirés du fonds de la comptabilité du trésorier de la Bourse, s'est trouvé ce reçu écrit et signé de là main de Molière' : •c J'ay receu de Monsieur de Penautier * la somme de quatre mille livres ordonnées aux comédiens par Messieurs des Bstats. Faict k Pezenas ce 17* décembre mil six cent cinquante,

« Pour 4000*.

« MOUKEB. 9

D'accord avec cette quittance, la mention du payement a été conservée dans VÉtat des sommes fournies et oponcées pat M^ Pierre de Reich, trésorier de la Bourse du pays de ùm^ gliedoc : « Aux comédiens qui ont servi pendant trois mois que les États ont été sur pied la somme cle quatre mille livres, qui leur ont été payées par délibération des Etats et par leur quittance. » La durée de la sessîoç fut en effet à peu près de trois mois ; il ne .s'en fallut que de dix jours. La troupe servit-elle jusqu'à la clôture, qui eut lieu le 14 janvier i65i ? On peut du moins regarder comme certain qu'elle avait été engagée pour tout le temps des états. Us siégeaient depuis un peu moins de deux mois, lorsqu'elle donna la quittance des quatre mille livres, le 17 décembre. Il est probable.que du jour où elle fut payée, on la laissa libre, n'ayant plus besoin d'elle, et qu'elle ne fiit pas retenue à Pézenas jusqu'à la fin de son engagement.

I. Il A été dëcourert par M. de la Pij«rdière. Voyez ie Moliérisu de novembre i885, p. i35. Ce reçu, d'une authenticité que Ton n'aurait pas dû contester, et un autre de i656, conserrësvaux mêmes archives, sont entièrement de la main de Melière, dont nous n'aurions, sans eux, que des signatures.

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