Pierre de Reich de Penautier, trésorier de la Bourse
SUR MOLIERE. i!i3
Noos avons, on s'en souvient, regarde comme probable qu'elle avait déjà été appelée à la session de 1649 ^ MontpelHer^ La suivante, celle de i65i à Pézeifas, est la première où nous rencontrions, comme on vient de 1^ voir, mieux qu'une probabilité. Désormais l'babitude est prise de faire venir nos comédiens aux états de Languedoc. Il est visible que la troupe favorite y a été la leur, quoiqu'il y vînt aussi des troupes concurrentes. Les états n'en attacbaient aucune à lenV service, comme faisaient les princes ou les très grands seigneurs; mais c'était pour eux un constant usage, c'était même, on peut le dire, d'étiquette, de se donner, durant chacune de leurs sessions, le plaisir de la comédie. Les lettres de Mme de Sévigné, lorsqu'elles nous parlent des états de Bretagne, n'oublient pas plus. les comédies que les grands festins et le jeu continuel*.
Trois mois après la clôture de la session de i65i, à Pézenas, c'est à Paris que voici Molière. Sa présence le 14 avril 16S1 y est constatée par une reconnaissance des sommes reçues de son père, qu'il signe par-devant deux notaires au Chfltelet'. Rien n'indique si ses camarades étaient venus avec lui. Il est plutôt à croire qu'il avait laissé dans le Midi la plupart au moins d'entre eux. Où les rejoignit-il ? Ne fut-ce pas k Lyon, où peut-être même il s'était séparé d'eux, lorsqu'il avait pris la route de Paris? Nous allons voir qu'il parut bientôt avoir établi comme son quartier général à Lyon, d'où il faisait des excursions dans les villes voisines.
En l'y cherchant lorsqu'il revint de Paris, nous n'aurions fait qu'une conjecture tout à fait arbitraire, s'il n'y avait de fortes raisons de croire le retrouver de ce côté-là, entre l'époque de ce retour, qui fut probablement dans la seconde quinzaine d'avril, et ccUè de sa rencontre