Voye% ci-dessus, p. ia3-ia
Mouàas, X 9
i3o NOTICE BIOGRAPHIQUE
siècle, si bien que devenue, dans U cour de ces vrais rois, comme la reine de beauté, elle aura toujours une place poétique dans notre histoire littéraire. Disons quelques mots d*elle en ces commeacements.
A Lyon, où le goût des spectacles s'était depuis longtemps développé, la troupe de Molière rencontrait d'autres comédiens, au nombre desquels il ne semblait alors ni extraordinaire ni choquant de compter des opérateurs. Les plus fameux, les plus huppés de ces charlatans avaient des acteurs, à l'aide desquels ils donnaient des représentations, et que les comédiens étrangers à tout commerce d'orviétan ne dédaignaient pas de traiter en confrères. Comédiens proprement dits et opérateurs s'empruntaient des associés ^ Cétait à une famille d'opérateurs qu'appartenait celle qu'un camarade de Molière prit pour femme et introduisit dans sa troupe. Le père de la du Parc était Jacomo de Goria, ou de Gorle, né au pays des Grisons. Il prenait le titre de premier opérateur du roi. Deux ans après le temps où nous faisons sa connaissance à Lyon, les archives municipales de cette ville enregistrèrent la permission, qui lui fut donnée le i«r avril i655 par le consulat, de vendre ses drogues sur la place des Jacobins et d'y dresser son théâtre*. Ce n'était certainement pas la première autorisation de ce genre qui lui avait été accordée. Vingt ans plus tôt, en 1 635, il était déjà établi à Lyon'. Sa fille Marquises-Thérèse, saltimbanque de naissance, doit avoir fait ses premiers débuts dans les parades ou comédies de l'opérateur, où probablement elle avait appris à faire ces belles et peu modestes cabrioles dont le Mercure de mai 1740 nous a transmis le souvenir. Ce fut pour ses beaux yeux que du Parc l'épousa; Car ses trois mille livres de dot, ainsi que sa robe et sa cotte nuptiale, étaient une libéralité du futur époux. Il est piquant de connaître l'origine et les commencements de cette « charmante Iris » chaQtée par ComeiUe, et dont. Racine, en 1668,
I. Les SpectaeUi populaires , par Victor Foumel, p. a3i. 1. Les Origines du théâtre de Lfon^ p. 29 et 3o, à la note 3.