‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 66 sur 236 · Marquise était un de ses prénoms · texte numérisé non relu

Marquise était un de ses prénoms

SUR MOLIÈRE. i3i

taivait, « à demi trépassé* », le convoi fiinibre. N'imaginons pas antre qu'il n'était ce monde comique auquel appartenait Molière, et que sa gloire nous disposerait à grandir. L'heure est proche où par une œuvre brillante s'est ouverte devant lui upe immortelle carrière, et voilà sa troupe en camaraderie avec des bateleurs, des triacleurs, qui lui dooDent une actrice. Il ne faudrait pas cependant en être scandalisé; d'abord la beauté est une noblesse, le taieut aussi, qui peut-être s'annonçait déjà; et puis, quelque part que la troupe de Molière se recrutât, on aurait tort de croire r^u'elle n'eût pas à côté des autres troupes une place qm les en ftt distinguer. Bien qu'elle fût toujours prête à s'associer des comédiens d'autres bandes, elle avait dès lors une supériorité reconnue. Chappuzeau, peu de temps après, écrivait son livre intitulé Ljron dans son lustre*^ où il dit : « Le noble amusement des honnêtes gens, la digne débauche du beau monde et des bons esprits, la comédie, pour n'être pas fixe comme à Paris, ne laisse pas de se jouer ici (à Lyon) à toutes les saisons qui la demandent, et par une troupe ordinairement qui, tout ambulatoire qu'elle est, vaut bien celle de l'hôtel qui demeure en place'. » U n'est paa douteux qu'il désigne la troupe de MoLere.

Parmi les troupes qui étaient à Lyon en i653, dans le même temps que celle-ci, la moins indigne de tenter de rivaliser avec elle paratt avoir été celle qui se disait « la troupe de Son Altesse Royale^ » . Son titre, qui avait autrefois appartenu aux comédiens de l'Illustre théâtre, donne à croire qu'elle était jugée digne de quelque estime. Elle avait pour

I. Robinet., Lettre en vers du i5 décembre t668. 3 Un Toliame in-4*, imprime à Lyon en i656. Le Privilège est donné à Paris, le lo* jouv de décembre i655.

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