I. Il était Btcréudre du prinee
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de moi; mais alors, étant deyena amoureux de la du Parc, il songea ï se servir hii-méme. Il gagna Mme de Calvimont, et non seulement il fit congédier la troupe de Cormier, mab il fit donner pension à celle de Molière ^ » En reproduisant ce récit, nous n'ayons pas rempli toute l'intention de Despois, qui se proposait de l'accompagner des réflexions de Sainte-Benre*. Le sentiment très yrai qui les a inspirées les nnd en effet bonnes à citer : c Ce passage... nous toDcbe par la destinée du grand homme qui y est en jeu et foisj agite si indifféremment : on se sent pénétrer d'une amére pitié. Ainsi une sotte et une femme à cadeaux, Mme de CaiTimont, entre k l'étourdie dans une cabale contre Molière et ya le priyer d'un utile protecteur. Tout spirituel qu'il est,le prmce de Conti hésite, et il faut que l'abbé deCosnac, qui prend très peu de part et d'intérêt à ces plaisirs de h comédie, insiste, par pur esprit de justice et d'exactitnde, pour faire accorder à Molière et à sa troupe une suite de représentations promises.... Si Sarrasin, au lieu d'être amoureux de la du Parc, l'était aussi bien deyenu d'une des comédiennes de la troupe de Cormier, tout était manqué. >
Dans ce que dit Sainte-Beuye de Mme de Calyimont, il n'ja qu'une juste séyérité. Voici comment Cosnac la jugea, /a première fois que le prince de Conti la lui fit yoir : « Elle étoit fort parée et dit d'abord trois ou quatre choses qui me firent douter laquelle des deux étoit plus surprenante, 00 sa beauté, ou sa sottise*. » Quant à la qualification de « femme à cadeaux », elle était bien méritée par une femme qui en acceptait d'un Cormier.
Ce comédien, chef de la troupe préférée d'abord à celle
1. Mémoires de Daniel de Cosnac, publiés par la Société de THistoire de France, Paris, Jules Renouard, i85a. Tome I, p. 196n8.
a. Yojres à la page ci-devant citée de sa J^otice sur PÉtourdi. n renvoie là au tome III des Causeries du lundi, p. a4o* Dans ^ 3* édition que nous avons sous les yeux, il faut renvoyer au tome YI, p. 195.