‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 89 sur 236 · I. Voyage de Chapelle (édition de Saint- Marc 175$), p · texte numérisé non relu

I. Voyage de Chapelle (édition de Saint- Marc 175$), p

%, Voyez dans la Muse historique^ la lettre du 14 octobre, où les

. • . • Défenses expresses,

Expresses défenses à tous

De plua porter chausses Suissesses,

dont parle le Voyage (p. 67), se retrouvent aux vers ao6-3o8 :

Adieu, chausses, qui par en bas Paroissiet, même aux liipe-sausses.

Plutôt des jupes que des ehausses.

SUR MOLIÂRE. i8i

temps avant sa mort, advenue le 9 novembre i656^. Lea mois ou l'on a conjectoré que Molière alla de Narbonne à Toaloiue, àCarcassonne, à Âgen, à Bordeaux, sont précisé* ment ceaxoo, en sens inverse. Chapelle et Bachaumont visitèrent les m^es villes. Ifarchant donc comme au-devant les ims des autres, ne pas se rencontrer était possible, assez étonnant, toutefois, pour des amis cpii passaient par les mêmes lieu, k peu de jours sans doute de distance, et qui auraient dû être avertis de leur Toisinage. Nous^en conclurions que le seul itinéraire certain étant celui de Chapelle, il y a forte présomption d'erreur dans les conjectures qui ont été faites sur celui de Molière. 11 n'est pas invraisemblable qu'après Ttarbonne il ait été, cette année encore, s'établir pour quelque temps k Ljon.

Quoi qu'il en soit, c'est seulement à Béziers qu'avec certitude nous le retrouvons. U y fut appelé pour la session des états, qui s'ouvrit le 17 novembre i656 et dura jusqu'au I* juin 1657. Sa présence y a laissé un souvenir qui fait mieux que la certifier, qui l'a rendue célèbre dana l'histoire de notre théâtre; car c'est alors que l'auteur de f Étourdi a donné un second gage des grandes promesses de son avenir. • Le Dépit amoureux ^ dit La Grange*, a été représenté pour la première fois aux états de Languedoc, à Béziers, l'an t656f M. le comte de Bioule, lieutenant du Roi, présidant aux états '. »

Béziers n'était pas l'égal de Lyon, de Ljron dans son lustre, pour parler comme Chappuzeau; mais c'était une ville lettrée, où s'était produite, souvent avec bonheur, une fleuraison méridionale de la comédie. Partout, d'ailleurs, où s'assemblaient Messieurs des états, il était permis au théâtre

I. La date du f^ojage de Chapelle a ëtë, d'après ces preuves, mise hors de doute par M. F. Brunetière dans ses Études critiq^ei fnr V Histoire de la littérature française (Pai^ 1880), p. 180 et l8i,

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