Ad lamim Avratum. (Pocmata.'M. 3i v
SI'R JOACHIM DU r. Kl. r. AV. XXV
n'a pas comme lui trouvé dans son logis un vieux chien pour le reconnaître, et, dévoré de chagrins, il est déjà prêt à regretter Rome :
Mille foiici:; mordans ic trouiie en ma maifon, Qui me rongent le cœur fayis efpoir d'' allégeance. Adieu donques (Dorât) ie fuis encor Romain,
Si l'arc que les neuf fœurs te meirent en la main Tu ne me prefle icy, pour faire ma vengeance *.
Si Du Bellay n'est pas devenu un poëte officiel, un écrivain en faveur, ce n'est pas faute d'avoir bien connu les conditions qu'avait alors à s'imposer celui qui aspirait à une situation de ce genre. ^
Tu dois veoir V Italie, & les Alpes paffer '... Il fera bon auffi de te faire aduoûer De quelque Cardinal^
C'est dans une traduction d'une épître latine de Turnèbe « fur vn nouueau moyen de faire fon proufit de Vefîude des lettres », que Du Bellay s'exprime ainsi; et dans son Poète courtifan, il complète le programme en indiquant les sujets que doit traiter l'écrivain qui a eu le soin de ne point négliger ces indispensables préliminaires.
— Si les grands feigneurs tu veux gratifier, Argumens à propos il te fault efpicr : Comme quelque vidoire , ou quelque ville prife, Quelque nopce, ou fefîin, ou bien quelque entreprifc De mafque, ou de tourno\- *...