‹ Notice biographique sur Joachim Du BellayChapitre 4 sur 27 · Tome I, p · texte numérisé non relu

Tome I, p

SUR JOACHIM DU BELLAY. xi:j

langue Francoife , «ne penfant... au commencement faire plus grand œuure qu'vne epiftre, & petit aduertiflement au lecteur S), non-seulement il écrivit tout un traité, mais il s'excusa en le terminant de n'y point donner plus de développement, ne présentant son ouvrage que « comme vn Deffeing &. Prolrai6t de quelque grand & laborieux Edifice* », qu'il n'a par malheur jamais élevé.

Sa rencontre avec Ronsard, l'accusation de plagiat ou plutôt de vol qu'on prétend que ce poëte dirigea contre lui, l'examen de la part que Du Bellay prit à l'introduction du sonnet en France, appartiennent à l'histoire de la Pléiade tout entière et trouveront place dans notre Etude générale^; nous nous contenterons de remarquer ici que, le 20 mars 1648, un privilège commun est accordé au libraire Arnoul l'Angelier pour la Deffence et pour VOliue ; le i5 février 1549, Du Bellay adresse au Cardinal « les premiers fruiclz , ou pour myeulx dire , les premières fleurs» de son printemps*. Le volume, qui commence par cette dédicace, ne renferme que la Deffence^ mais il est ordinairement suivi de VOliue, qui semble avoir paru en même temps ^.

Ce titre assez bizarre d^Oliue désigne par anagramme ; une demoiselle Viole dont Du Bellay était amoureux, ou > que du moins il avait choisie officiellement pour maîtresse poétique , afin de se conformer à une coutume y' générale à cette époque.

Personne n'a varié sur ce nom de Viole donné à la maîtresse de Du Bellay; Ménage disait le tenir de l'abbé Guyet et alléguait un passage, d'ailleurs assez obscur, de l'ode pour le tombeau de Du Bellay adressée à Charles

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