‹ Notice biographique sur La FontaineChapitre 28 sur 153 · Discours à Mme de la Sablière^ vers · texte numérisé non relu

Discours à Mme de la Sablière^ vers

SUIl LA l'ONTAriVK. xxxiu

circonst;inccs dd cli'saccoid, de faiic, d'iiii côté et (le l'autre, lu part des reproches m('rités.

La fciniiio de la Fontaine, suivant d'Olivct', « ne mancpioit ni il'espiit, ni de beauté, mais, pour l'Iiumeyr, tenoit fort de cette Mme Ilonesta qu'il dépeint dans sa nouvelle de Bel- /)/i(-f;or. » Un peu plus loin, il insiste*, appliquant à Marie Iléricart ces vers du portrait de Mme Ilonesta :

D'un orgueil extrême,

Et d'autant plus que de quelque vertu Un tel orgueil paroissolt revêtu.

Oià d'Olivet avait-il pris de la femme de la Fontaine une idée si opposée à celle que nous donnent d'elle de plus irrécusables témoignages ? Pourquoi dans un conte, qui n'était qu'une imitation de Machiavel, supposer quelque allusion du poète à ses griefs domestiques? Dès qu'on voulait qu'il y en eût une, autant valait la chercher dans le dernier vers, où serait lu place assez naturelle du venin :

N'a pas pourtant une Honesta qui veut.

Mais ce serait beaucoup hasarder encore, quoique l'on pût s'expliquer ce trait beaucoup mieux que les allusions à une vertu farouche, si l'on écoutait ïalleraant* : « C'est une coquette qui s'est assez mal gouvernée depuis quelque temps : il ne s'en tourmente point. On lui dit : « iNIais un tel cajole « votre femme, — Ma foi! répond-il..., je ne m'en soucie « point. Il s'en lassera comme j'ai fait. » Cette indifférence a fait enrager cette femme; elle sèche de chagrin; lui est amoureux où il peut. 5) Donnant matière aux discours par ses légèretés, en même temps séchant de jalousie, telle aurait donc été Mlle de la Fontaine. Si elle fut, pour la vertu, si peu comparable à Mme Honesta (il faudrait sans doute, pour se prononcer là-dessus, ce démon Belphégor,

Grand éplucheur, clairvoyant à merveilles),

au moins n'eut-elle pas la pruderie hérissée, orgueilleuse, de la

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