Psittace pumiliOj docta sed magne loquela
Tu Dominae immensum parvus cornes ibis in aevum, Nam Sappho quidquid Musgi et Apollo potest.
2. Martin Lister, dans son Voyage à faris, sur lequel nous reviendrons tout à Theure, parle, p. 95, de deux caméléons que M""^ de Scudéry aurait gardés près de quatre ans, et dont elle lui montrâtes squelettes.
On trouve dans les M»» Gonrart deux épitaphes du caméléon de M'i"^ de Scudéry, Tune à la page 119 du t. XI, in-fo, et l'autre, par M»"" de Platbuisson, p. 121 du même volume.
s'en assurer^ on enveloppait la ])ête dans des étoffes différentes, et on la regardait ensuite. Une seule fois elle était devenue plus pâle dans un linge blanc, mais l'expérience répétée ne réussit plus aussi bien. La gamme des couleurs que parcourt la peau du caméléon fut trouvée très-restreinte, allant du gris et du vert clair au brun verdâtre. Nous ne savons rien de plus aujourd'hui, et ces expériences de Perrault, instituées au milieu d'un cercle de beaux esprits du dix- septième siècle, marquent le dernier pas qui ait été fait dans cet ordre de recherches. Aucun naturaliste depuis ne les a surpassées \ »
C'est au milieu de cet entourage que l'on peut se figurer la bonne demoiselle, en robe gris de lin, les cheveux grisonnants, mais la taille encore droite, avant que l'âge et les infirmités l'eussent forcée de garder la chambre, se promenant dans son jardin, ou assise avec sa chatte favorite sur ses genoux, par une belle soirée d'été, prêtant l'oreille au caquetage de son perroquet, auquel se mêlent les bruits confus du Petit-Marché et l'Angelus du couvent des Enfants-Rouges.
Elle entretenait une correspondance étendue avec l'Allemagne, l'Italie, la Franche-Comté, la Provence, mais elle avait dû renoncer aux longs voyages, peut-être même aux séjours plus ou moins prolongés qu'elle faisait autrefois à Fontainebleau,
1. G, Pouchet, Le coloris dans la substance vivante. Revue des Deux-Mondes, l^'' janvier 1872.
aux Pressoirs, à Saint-Cyr. Plus de ces longues promenades avec Isarn au Raincy, ou de ces courses en bateau avec M"^ de Saint-Simon ' ; tout au plus quelques excursions à Livry pour voir M"® de Sévigné., ou bien à Fresnes, chez M'"" du Plessis-Guénégaud-, où elles se retrouvaient ensemble, l'une toujours enjouée', l'autre toujours bonne. Les habitudes qu'elle avait contractées à Athis du vivant de Conrart paraissent s'être continuées après la mort de ce dernier (1675), ce qui a fait croire qu'elle y avait elle-même habité *. Du moins la tradition locale a rattaché à son nom plusieurs souvenirs. Dans une maison d'Athis ayant appartenu àM. Foucault, intendant de (aen, on avait conservé, par respect pour sa mémoire, un arbre à l'ombre duquel elle venait étudier ^ Dans le parc d'une autre