‹ Notice de quelques inscriptions grecques observées dans diverses collectionsChapitre 3 sur 6 · S XIII · texte numérisé non relu

S XIII

Cbn UM. Rollio et Feaardeni, h Paris, une lampe en terre coite portant l'estampille de potier

EAAANlKOr

Le nom d'homme 'EXXtivtxo< est assez répandu dans l'onomastique de Lesbos, de Hilet, de Syracuse, d'Élée, d'Éphëse, de Béotie, etc. Les hellénistes ne sont point d'accord snr sa signification (1)-, quelques-uns le regardent comme une forme dialectale correspondant k 'ùX-r^woiéi;, sans avoir égard k la différence d'accentuation et ii la quantité de la troisième syllabe, qui est longue dans le premier cas et brève dans le deuiième. Ce qui rend encore cette identification peu probable, c'est qu'on ne connaît aucun exemple du nom d'homme 'EUtjvixôc dans la langue commune (xoiv^) ; et cela n'a rien de surprenant, quand on considère que l'emploi du sullixe uu;, si fréquent dans le vocabulaire courant, parait esclu du domaine 4e la nomenclature, en tant que procédé de dérivation onomastique; car on ne saurait invoquer l'exemple des formes 'Avïpix^, BwiXixtff, rpwpixô;, Ziotum;, qui sonl de Simples adjectif* flcciden tellement érigés en noms propres. Je crois que 'Kz/'i-HMf résulte d'une syncope de 'EtXmwaua, forme composée

, KkII, npietmin Onomatohgi Graeei, p. 5S-5T; Pape, Warlerb. i. KIffinnam, (4d. Btnteler), i. v.

de deux Ihèmes, 'eUvivo- et vtxa-, k la manière de OeaffotXovixv), de 'l(xô|xiovixoç, de ÀvSpovixoç, etc. La syncope s'est produite pour éviter une déplaisante assonance, cfr. fiiovu^ pour iKO'm'^^

TpaueÇa pOUr TeTpaTreÇa, T^Tpa^tAoy pOUr TeTpàôpa/^fJLov. Celte explication rend compte de la longueur de la troisième syllabe.

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