ÉMAUX CLOISONNÉS
un arc cintré qui sert de couronnement au Calvaire, has-relief en or repoussé décorant le centre de la même boîte. Motifs d'ornements. — Diamètre, 0,012.
■ Ancienne collec'.ion, n» 3i9.)
Je cilerai brièvement les énianx cloisonnes les plus irnporlanls qu'on peul cludier dans les musées et dans les églises (1).
\U" siècle. — Évangéliaire de l;i Eibiioliièque i;ation.'i!e de Paris, écrit, au IX*' ou X« siècle, en caj)itales d'or cl (Targentsur pourpre, et orne, au Xl^ siècle, d'une superbe reliure d'orfèvrerie. Aux quatre angles, des Heurons , composés d'émaux cloisonnés et de pierres précieuses, remplacent les boulons de mêlai qui préservent ces reliures en relief. Les émaux sont blanc opaque, jaunes, bleus, verts et' violet translucide. (Siippl. latin, n" 1118.)
Évangéliaire de la Bibliothèque royale de Munich. (Mss u" 37.)
L'n petit médaillon trouvé, en 1840, dans Than;es-Street, en face de Dowgate-IIill, à Londres, Il renferme un émail cloisonné, de 2 centimètres de diamètre, qui représente un personnage couronné, vu de face (2).
Xï« au Xlîe siècle. — Évangéliaire de la Bibliolhèqu<î nationale de Paris, écrit, en capitales d'or sur pourpre, dans le IX^ siècle , orné d'une reliure d'orfèvrerie à la fin du XI*". Dans la bor.îure sont enchâssées des pierres précieuses, et entre ces pierres sont disposées, de cha({iie côîé, quatre plaques d'émaux cloisonnés figurant des rii:- <eaux d'ornement d'un goût aussi italien que grec. Ces émaux sont rouges, jaunes et blanc opaque, vert et bleu translucides. (Suppl. latin, 6a0.)
(1) Jenefaispascnlrer, dariscc'ite liste, ini bijou en or qu'on dit avoir appartenu à Alfred le Grand (IX*^ siècle). ]\r. Ail). Wp.y en a doni;é une description et uiîc gravure dans le Journal arciu'oiogique de Londres, tome U, p. 16 '4. On conserve cet objet dans le Ashniolran Muséum d'Oxford. Je n'ai pas eu le temps do visiter celle collection.
(■>) M. Sniitli, prcpriélairede cet énuiil, pense qu'il a été exécuté à la cour d'Alfred par Us ouvriris qu'il ramena de Rome. Celle conjfcturc n'est applicable qu'à l'ciîcadrenicnt; pour l'émail, il est byzanliii (Iti XP siècle, et la manière de représenter le personnage, de le couronner et de le vêtir, couvienl aussi à celle date.
Le devant d'autel ou retable, dit laPalla d'oro, derégiise Saint-Marc, à Venise. Elle est décrite et figurée dans l'ouvrage de M. du Sommerard, 10" série, planches 32 et 33. Cicognara a publié le dessin de plusieurs fragments, Slor. délia scult., pi. VII.
XII*^ siècle. — Une croix de la collection Debruge-Duniesnil, n" 661 du Catalogue, aujourd'hui la propriété de M. Alexandre J. Beresford Hope, esq. Elle est figurée dans le Archœological journal, n" 29 (1).
La chasse de Notre-Dame, à Aix-la-Chapelle, donnée par l'empereur Frédéric Barberousse.
La châsse des trois rois, à Cologne.
Une boîte renfermant un évangéliaire. Bibliothèque loyale de Munich, mss 3o.
La croix de l'ancienne abbaye d'Ognies, actuellement chez les religieuses de Noire-Dame, à INamur , figurée dans les Annales archéologiques de M. Didron, tome V, p. 320.
Le calice de Saint-Hcmi de Reims, déposé au cabinet des antiques de la Bibliothèque nationale, (iguré dans les Annales archéologiques, tome II, p. 363 (2).
Un petit médaillon du cabinet des antiques de la Bibliothèque nationale. Christ en buste (3).
La couronne, l'épée et les gants de Charlemagne, à Vienne, dans le trésor impérial. Les émaux ont été ajoutés, au XIU siècle , dans Tune des restaurations que ces insignes ont subies; ils sont figurés par Willemin dans ses Monuments inédits.
TvIII^ siècle. — L'épée supposée avoir appartenu à saint Maurice, à Vienne.
Une croix trouvée dans le tombeau de la reine Dagmar.
1213, conservée au Musée royal de Copenhague (4j.
(1) Ce serait lui attribuer une ancienneté beaucoup trop «grande que d'accepter le X" siècle proposé par M. Labarte; elle est tout au plus du XIi''. L'imperfection du procédé entre pour beaucoup dans son air primitif.
(2) Les émaux sont disposés et fixés sur la panse ; les couleurs liabituelles s'y rencontrent, et en outre une nuance violacée, brûlée, riche et très particulière.
(o) Les inscriptions sont grecques , le style purement byzantin. — Diamètre, 16 millimètres.
{l\) M. Pcterscn la déciit, et il tire de sa présence en Danemark au XIII <= siècle, la preuve que le Nord était dès lors en relations directes avec Constantiuople et l'Orient. (Annal, for Nordisk Oldkyndigheid 18/i2, p. 13.)