LISTE
DF..4 OUVRAGES QUI TRAITENT DES ÉMAUX b'UNE MAMKP.K SPÉCIALE ET AUXQUELS ON DOIT RECOUUIIl.
THEOPïlILl diversariim arliuir. schcdula, publie, lexieel iradiiction, par M. le comle de TEscalopier. Paris, 4", 1843. Il n'est plus permis, aujourd'hui que nous possédons une bonne édition de cet ouvrage, d'écrire sur les arts au moyen âge, sans étudier d'abord le manuel du moine Théophile. Ce n'est pas ici le lieu d'établir la date de ce «!urieux manuel , de discuter quelques leçons du texte, de critiquer plusieurs passages de la traduction, mais il est toujours temps de se montrer reconnaissant, et je dirai que M. de l'Escalopier a bien mérité des arts et des sciences en publiant, avec ce soin, un ouvrage de cette importance.
BENTE?iL'TO CELLÏNI. — Trattato sopra l'oreficeria, dans les Opère, édition de Milan, 8", 1811. Deux chapitres de ce curieux traité peuvent être consultés utilement. Capitolo II. Dell' arte del niellare e del modo di fare il niello. Cap. IV. Dell' arte dell smallarein oro e in argento e délia nalura d'alcuni smalti.
P. EERRAUD. — L'art de peindre en émail. Paris, 12° 17^1.
PEIDOT. — Lettre à son fils pour lui servir de guide dans l'art de peindre en émail. Paris, 8", 1759,
A. DE MOI>TAMY. — L'arl de peindre sur émail. Paris, 12 , 1765.
SAMUEL PEGGE. — - Illustration of a gold enamelled ring, supposed to bave been the property of Alhstan, bishop of Sherburne, Avilh some account of the stale and condition of the Saxon jewelry in tiie more early âges. Archaeologia, mémoires de la Société des Antiquaires de Londres, tome iv, page 47, année 1787. Le Rev. M. Pegge a pris occasion de ce'iîe bagua, émaillée au IX*" siècle, pour
faire d'inlcressantes recliorchcs sur l'élal de rorfèvrerie f liez les Saxons.
MILLIl^'. —Dictionnaire des Beaux-Arts. Paris, 8-, 1806. Un de CCS ouvrages dont on profile et qu'on n'a pas l'haliitude de citer. > IVl.l
DUMAS. — Traite de chimie appliquée aux arts. Paris, 8\ 1832-183G.
ALFRED USSEX. — On enamel painling. Edinburgli. philosoplîical Magazine. Calner de juin 1837. M. Alfred Essex est le frère du portraitiste émailleur du même nom» et il a profité de son expérience.
F. RI'GLER. — Beschreibung der, in der k(!'nigl-Kun^lkammer zu Berlin, vorhandenen Kuiistsammlung, nebst einer monogrammen Tafel. Berlin, 12", 1838 ;i)escription des objets d'arl conservés daiis le cabinet de Berlin;. La Kunslkanimer de Berlin est riche en émaux. L'auteur de l'histoire de la pcintiue et de tant d'estimables ouvrages sur toutes les branches de l'art ne pouvait en faire la description sans ajouter à son travail des considérations de preuiier ordre.
A:\DI\E POTTIEU. —Monuments français inédits, dessinés par N. X. ^Vilîemin, classés et décrits par André Pottier, 2 volumes. Paris, folio, 1839. Tous les travaux du savant bibliothécaire de Rouen sont empreints d'un caractère consciencieux qui leur a acquis une sérieuse autorité. De longues réflexions, des recherches patientes conjpensent chez M. Poliier les ressources qui lui manquent et qu'offre seule la cajiilale.
ALEX. DU SOlï.llERARD. — Les Arts au moyen âge. Paris, 8% lS38-18i6. Cinq volumes de texte et olOplanches distribuées dans cinq volumes in-folio. Cet amateur passionné avait retrouvé, sur la fin de sa vie, toute sa jeunesse pour composer cet ouvrage, qui se ressent un peu de celte fougue qui l'accourpagna jusqu'au tombeau, et de la hàle que l'âge lui conseillait dans une si grande entreprise. La mort l'a arrêté avant qu'il eût achevé ses travaux, et il n';i pu s'occuper des émaux qu'accidentellement, mais se^planches sont très utiles.
MAURICE ARDATNT. — Noticehislorique sur les émaux et les émailleurs de Limoges, 1839. Ouvrage remanié en 1842. Le sort des ouvrages d'érudition est d'être dépassés par les travaux successifs qui sont publi-'S sur la mèm(?
matière, mais il serait injuste d'oublierce qu'on doit à ceux qui, les premiers, ont ouvert la voie et y ont porté la lumière. Ce mérite appartient à M. Maurice Ardant, et son ouvrage est encore bon à consulter.
LOUIS DUSSIEUX, ^ Recherches sur l'histoire de la peinture sur émail dans les temps anciens et modernes, et spécialement en France. Paris, 8°, 1841. Cet ouvrage, que l'Institut de France a couronné, était à sa date plus qu'un excellent résumé, et il formera, dans une édition suivante, la base d'une histoire approfondie de la peinture sur émail.
ADUIE?f DE LO>'GPÉRIER. — Description de quelques monuments émaillés du moyen âge. Cabinet de l'amateur, page 143, année 1842. Travail intéressant, où les règles d'une saine critique sont, pour la première fois, appliquées à la classification des émaux.
TEXIER (l'abbé). — Essai historique et descriptif sur les émailleurs et les argentiers de Limoges. Mémoires de la Société des Antiquaires de l'ouest, année 1842, page lOi. Un tirage à part a été fait. Poitiers, 8'^, 1843, avec des facsimilé et des planches. M. l'abbé Texier était curé d'Auriat, dans le Limousin, et c'est dans cette province même que devait naître la passion pour les émaux. Elle s'est associée ici à l'érudition pour produire un très bon ouvrage. On doit au même auteur, chargé aujourd'hui de la direction du petit Séminaire du Dorât (Haute-Vienne), le livre suivant : Manuel d'épigraphie suivi du recueil des inscriptions du Limousin. Poitiers, 8", 18ol. Quelques monuments de l'émaillerie limousine ne sont décrits que dans cet ouvrage.
CHARLES ROACH S:»IlTe, Esq. — (A letter adrcssed by) to John Gage Rokewode, esq., on an ancientenamelled Ouche, in gold. Archœologia, tome xxix, page 70, avec une copie excellente de ce petit émail byzantin cloisonné, planche x.
S. G. courlis. — Quelques souvenirs, suivis d'une dissertation sur l'émail, sur la porcelaine, et d'un petit traité à l'usage du peintre en émail. Florence, 8^, 1842. Les souvenirs prennent trop de place dans cet écrit, mais on trouvera, dansladisserlalion sur l'émail appliqué aux portraits, de bons conseils puisés dans une longue pratique.
DIDIER PETIT. — Catalogue de la collection d'objets d'art formée à Lyon par M. "Didier Petit. Paris, 8°, 1843. Denon avait déjà donné l'exemple d'un bon livre fait avec une belle collection. M. Didier Petit, qui avait réuni une
surprenante collection d'émaux, était plus riche encore en informations précieuses sur les noms et monogrammes des émailleurs, dont il a dressé un très utile tableau.
RROING?iIART. — Traité des arls céramiques ou des poteries considérées dans leur histoire, leur pratique et leur théorie. Paris, 8", 1844, avec un allas. L'émail appliqué au métal élait peut-être ce que l'illustre chimiste connaissait le moins bien dans tous les arls qui se rattachent à la céramique ; cependant cet ouvrage et le suivant fournissent les données les plus sûres.
BRONGINIART et CLOUET. — Annales de chimie.
REVCE INDUSTRIELLE. —Traité pratique sur la préparation et l'emploi des couleurs d'émail, 1844-4o.
DIDRO:\. — Annales archéologiques, Paris, 4", 1844- 18o3. Il est impossible de citer tous les articles de ce recueil important qui contiennent des renseignemenls sur l'émaillerie. Des tables placées à la fin de chaque volume facilileiit les recherches.
REYLE ARCHÉOLOGIQUE. — Cette revue, dirigée depuis bientôt dix ans par M. Leleux, doit être également consultée.
ALBERT WAY. — Décorative processes connected with thc arls during the middle âges. Enamel. Archseological journal, tome II, année 1846, p. loo. Ce travail, rempli de recherches poursuivies dans les documents originaux, est accompagné d'excellentes gravures. L'auteur a fait preuve, dans une classification nouvelle, d'un esprit judicieux imbu des règles de la saine critique.
LABARTE (Jules). — Description des objets d'art qui composent la collection Debruge-Dumenil. Paris, 8", 1847. Celte description est une vérilable hisloire des arts au moyen âge et une hisloire bien faite. Les émaux y occupent la place importante qui leur appartient. L'ouvrage de M. Labarte est dans loules les mains ; il serait inutile d'en faire l'éloge, il est dans toutes les bouches.
A. yv. FRA>RS, Esq. — On certain Enamels. Archœological journal, année 18ol, n^ 29. Ces aperçus sont intéressants, mais ils ne suffiraient pas pour faire apprécier, comme il a droit de l'être, le jeune érudit qui est chargé, sous la direction de M. Hoskins, de former dans le British Muséum une collection d'objets du moyen âge.